
« Les vagues, il y en a eu assez » : le bassin olympique sera finalement installé à Mamao
Le dénouement de la saga du bassin olympique des Jeux du Pacifique est connu. Ce vendredi, la ministre des Sports Vanina Pommier, le Comité olympique de Polynésie française (COPF), le Comité organisateur des Jeux et l’État ont tenu une conférence de presse pour sceller le choix, cette fois définitif, de Mamao comme site d’accueil des épreuves de natation. Pas de plot twist, après l’abandon de la piste Aorai, qui tenait pourtant la corde le mois dernier.
Le 16 mai, à l’occasion de la visite du Pacific Games Council (PGC), Moetai Brotherson affichait en effet sa confiance envers cette dernière option. Mais l’aval définitif pour la jouissance du foncier, propriété du Camica, n’ayant pas été obtenu, le gouvernement a changé de plan en urgence pour s’assurer de garder les épreuves à domicile, alors que la possibilité d’une délocalisation était envisagée. « On a dû retravailler énormément le projet pour nous assurer de pouvoir livrer en temps et en heure » , assure Vanina Pommier. En l’occurrence, une livraison potentiellement la veille de l’ouverture des Jeux, le 23 juillet – voire le 24.
« On est à un an des jeux, on a une consigne du PGC, il faut qu’on l’applique (…). Il n’y a qu’un seul lieu qui puisse les accueillir – avec des modifications validées par la Fédération Internationale et le PGC -, c’est Mamao, où il y a déjà des études de réalisées. Partir sur Aorai, c’est refaire des études, quand bien même il y avait un projet de centre aquatique (…) La solution la plus rapide, c’est Mamao, et on reste ici » , résume le président du COPF, Louis Provost.
Priorité au sportif
Il s’agira d’un « projet allégé » pour composer avec une marge de manœuvre réduite, mais remplir les critères de la Fédération océanienne de natation. Le Pays avait déjà fait une croix sur le complexe aquatique et sur l’idée de deux bassins juxtaposés, il fera aussi, a priori, l’impasse sur la construction de gradins pour recevoir le public, même si Vanina Pommier ne ferme pas totalement la porte à des aménagements. Louis Provost le répète : « L’essentiel, c’est ce bassin, c’est le vaisseau amiral » , une piscine démontable de 50 mètres et de 10 couloirs aux normes internationales, destinée à être déplacé après l’événement.
Concernant les infrastructures secondaires, notamment le bassin de récupération et celui d’échauffement, la communication reste prudente. « Tout ce qui est annexe, tout ce qui est autour, c’est encore des discussions qu’on doit avoir » , indique Vanina Pommier. L’endroit où le bassin sera repositionné après les épreuves n’est lui non plus pas défini. La participation de l’État à hauteur de 50 % de l’investissement initial – soit 2,2 milliards de Fcfp – , elle, est actée.
Reste au PGC de formaliser toutes les conditions de compétition avant l’Assemblée générale, prévue en août prochain, pour préciser la feuille de route opérationnelle.
Quant à l’éventualité que d’autres disciplines souffrent des mêmes incertitudes, le patron du COPF évacue la question. « Cette conférence de presse doit mettre un terme à toutes les discussions, tous les sous-entendus et tous les malentendus (…). Le 24 juillet 2027, la piscine est en place. Les vagues, il y en a eu assez. Donc, on en fera en compétition (…) Si on a d’autres soucis ailleurs, on sera dans la même dynamique » , conclut-il.
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