
Jeux 2027 : Une piscine à Mama’o...mais probablement sans public
Tahiti, le 26 juin 2026 - À un peu plus d’un an de l’ouverture des Jeux du Pacifique 2027, le dossier de la piscine de compétition entre dans sa dernière ligne droite… après une longue série de changements de cap. Réunis en conférence de presse ce vendredi, la ministre des Sports, le Comité olympique de la Polynésie française, le Comité organisateur des Jeux et l’État ont confirmé que les épreuves de natation des Jeux du Pacifique 2027 auront lieu à Mama’o, avec un bassin hors-sol de 50 mètres aux normes internationales.
L’objectif est clair : livrer un bassin homologué aux normes internationales avant le 23 juillet 2027. Mais derrière cette décision, le projet initial a été fortement réduit, au point de poser une question simple : y aura-t-il des espaces pour le public des épreuves de natation ?
Si le calendrier reste extrêmement serré, les autorités veulent afficher leur confiance. La ministre des Sports, Vanina Pommier, assure que les démarches avancent. La notification du marché, “est attendue cette semaine”, a-t-elle souligné vendredi.
Le site de Mama’o doit en principe accueillir un bassin hors-sol de 50 mètres, doté de dix couloirs, conforme aux exigences internationales et validé par les standards de la Fédération océanienne de natation. Une solution technique qui permet de sécuriser les compétitions, sans attendre la construction d’un complexe pérenne pour lequel le temps manque. Car, à l’origine, le projet était bien plus ambitieux : un centre aquatique complet, avec deux bassins, des vestiaires, des locaux techniques, des sanitaires et des tribunes capables d’accueillir du public.
“Aujourd’hui, en réduisant tout ça, ça nous laisse plus de marge”, explique la ministre Vanina Pommier. “On va aller chercher des délais. Entre maintenant et juillet, on ne va quasiment pas dormir.” Le Comité olympique de Polynésie française (COPF) assume ce choix pragmatique. “C’est la solution la plus rapide”, admet son président, Louis Provost, soulignant que les études préalables réalisées à Mama’o ont grandement facilité la reprise du projet sur ce site. On sera donc sur “un bassin hors sol, avec une infrastructure, je dirais, allégée entre guillemets”, résume le président du COPF. Dans les faits, la piscine devrait donc fonctionner en mode “compétition pure”. Les tribunes, initialement prévues pour l’accueil du public sont donc reléguées, dans un contexte où chaque semaine compte pour tenir les délais.
“On est sur un bassin où toutes les délégations pourront nager, ce sont les critères de la Fédération océanienne. Ce qui est annexe, ce sont des discussions à avoir dans le temps, ce sont des étapes qui arrivent”, expose Vanina Pommier. Même incertitude aussi autour des équipements complémentaires, notamment le bassin d’échauffement et de récupération, toujours en discussion avec la fédération océannienne. Pour tenir les délais, le projet doit se recentre sur l’essentiel : l’aspect sportif.
L’objectif est clair : livrer un bassin homologué aux normes internationales avant le 23 juillet 2027. Mais derrière cette décision, le projet initial a été fortement réduit, au point de poser une question simple : y aura-t-il des espaces pour le public des épreuves de natation ?
Si le calendrier reste extrêmement serré, les autorités veulent afficher leur confiance. La ministre des Sports, Vanina Pommier, assure que les démarches avancent. La notification du marché, “est attendue cette semaine”, a-t-elle souligné vendredi.
Le site de Mama’o doit en principe accueillir un bassin hors-sol de 50 mètres, doté de dix couloirs, conforme aux exigences internationales et validé par les standards de la Fédération océanienne de natation. Une solution technique qui permet de sécuriser les compétitions, sans attendre la construction d’un complexe pérenne pour lequel le temps manque. Car, à l’origine, le projet était bien plus ambitieux : un centre aquatique complet, avec deux bassins, des vestiaires, des locaux techniques, des sanitaires et des tribunes capables d’accueillir du public.
“Aujourd’hui, en réduisant tout ça, ça nous laisse plus de marge”, explique la ministre Vanina Pommier. “On va aller chercher des délais. Entre maintenant et juillet, on ne va quasiment pas dormir.” Le Comité olympique de Polynésie française (COPF) assume ce choix pragmatique. “C’est la solution la plus rapide”, admet son président, Louis Provost, soulignant que les études préalables réalisées à Mama’o ont grandement facilité la reprise du projet sur ce site. On sera donc sur “un bassin hors sol, avec une infrastructure, je dirais, allégée entre guillemets”, résume le président du COPF. Dans les faits, la piscine devrait donc fonctionner en mode “compétition pure”. Les tribunes, initialement prévues pour l’accueil du public sont donc reléguées, dans un contexte où chaque semaine compte pour tenir les délais.
“On est sur un bassin où toutes les délégations pourront nager, ce sont les critères de la Fédération océanienne. Ce qui est annexe, ce sont des discussions à avoir dans le temps, ce sont des étapes qui arrivent”, expose Vanina Pommier. Même incertitude aussi autour des équipements complémentaires, notamment le bassin d’échauffement et de récupération, toujours en discussion avec la fédération océannienne. Pour tenir les délais, le projet doit se recentre sur l’essentiel : l’aspect sportif.
Course contre la montre et coordination sous pression
Le dossier de la piscine des Jeux de Tahiti 2027 aura connu plusieurs revirements en l’espace de quelques mois. En février 2026, l’État validait une subvention de 1,1 milliard de francs pour la construction de deux bassins mobiles à Mama’o. Le projet global était alors estimé à 2,2 milliards de francs, financé à parts égales entre l’État et le Pays. Mais fin avril, changement de stratégie : le gouvernement abandonne cette option, jugée trop complexe à réaliser dans les délais, et se tourne vers la piscine de Tipaerui. L’installation a le mérite d’exister mais elle n’est pas conforme aux standards internationaux attendus pour une compétition comme les Jeux du Pacifique.
Le 16 mai, lors de la visite du Pacific Games Council (PGC), une nouvelle piste est envisagée, cette fois sur le terrain d’Aorai. Le président du Pays, Moetai Brotherson, affiche alors sa confiance dans cette option. Mais l’absence d’accord définitif sur le foncier, bloque rapidement le dossier. “Il y avait trop de risques”, a résumé la ministre ce vendredi. Résultat : retour à Mama’o après plus d’un an de tergiversations. La solution s’impose comme plus sécurisée et surtout plus rapide à mettre en œuvre pour les épreuves de natation, dans 13 mois.
Derrière les annonces politiques, la mise en œuvre repose sur une coordination quotidienne entre les différentes instances impliquées : “On a des réunions techniques régulières avec le ministère, l’administration du Pays, le COPF, le comité organisateur des Jeux et l’État. Ces réunions nous permettent justement de sécuriser les choix stratégiques, d’ajuster les calendriers et de mettre de la cohérence sur toute la préparation et l’avancement des dossiers et sur la construction des infrastructures”, explique Noelline Parker, présidente du comité d’organisation des Jeux.
Au-delà des Jeux, la question de l’héritage des bassins est un enjeu. Le bassin est pensé comme une installation temporaire, destinée à être démontée puis réinstallée ailleurs en Polynésie, comme le souligne Noelline Parker. Mais cet héritage reste encore flou : où sera installé l’équipement ? Sous quelle forme ? Avec quelles infrastructures complémentaires ? Autant de questions aujourd’hui sans réponses. Mais l’essentiel est que le site de natation des Jeux du Pacifique 2027 voie le jour, même dans une version allégée, resserrée, et centrée sur les compétitions.
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