Régénérer les batteries plutôt que les jeter : une première en Polynésie

Régénérer les batteries plutôt que les jeter : une première en Polynésie

Les batteries au plomb alimentent les véhicules, les équipements industriels ou encore les installations de stockage d’énergie solaire. Mais avec le temps, elles perdent progressivement leur capacité à stocker l’électricité. En Polynésie française, une entreprise spécialisée propose désormais de leur offrir une seconde vie grâce à un procédé de régénération. « L’objectif, c’est d’éviter que les batteries arrivent au stade de déchet et de leur donner une seconde vie. Grâce à un procédé d’impulsions électriques, on arrive à régénérer la batterie et à la faire revenir à un état proche du neuf » explique Julian Robert-Valette, gérant de Be Energy Polynésie.

Avant toute intervention, les batteries de démarrage sont soumises à une série de tests à l’aide d’un logiciel afin de déterminer si elles peuvent être régénérées. Le procédé repose à la fois sur l’électricité et la chimie. Avec l’usage, des cristaux de sulfate de plomb se forment sur les plaques internes, réduisant les performances de la batterie : « On envoie des impulsions électriques de faible fréquence et de très forte intensité pour casser le sulfate de plomb et ramener la batterie à son état initial. On s’assure aussi que la chimie de la batterie est équilibrée et que le niveau d’acide sulfurique correspond aux paramètres attendus. Donc on remet vraiment la batterie en état à tous les niveaux. »

Le traitement dure entre un et cinq jours selon le type de batterie. Le service s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises. En revanche, toutes les batteries ne peuvent pas être récupérées : « Si elles sont posées au bord de la route, en général, c’est que ça fait longtemps qu’elles sont là. Et une fois qu’elles ont resté au soleil longtemps, elles ne seront plus régénérables. Là, elles vont rester dans la catégorie déchets. On ne traite vraiment pas les déchets, on traite les batteries en fin de vie. »

À travers cette activité, l’entreprise entend s’inscrire dans une logique d’économie circulaire en limitant la production de déchets et en prolongeant la durée de vie des équipements. Son objectif est désormais d’étendre cette technologie aux batteries rechargeables des véhicules hybrides ainsi qu’aux batteries au lithium.

La société doit également répondre, d’ici la fin du mois de juin, à un appel à manifestation d’intérêt (AMI) consacré à l’économie circulaire. À terme, elle espère pouvoir régénérer les batteries nickel-hydrure métallique (NiMH) et lithium.

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