Les étudiants de prépa HEC prêtent main forte à Mama Natura
A la force des bras, ces deux étudiants creusent le sable pour en retirer un grand morceau de ferraille. « C’est peut-être une pièce de voiture ou quelque chose comme ça. Mais c’est un peu dangereux, puisqu’elle est vraiment à la vue de tous. Tout le monde peut marcher dessus, donc on va essayer d’enlever », sourit Keanui.
Loin des salles de classe et des longues heures de révision, ces étudiants ont choisi de donner de leur temps et de leur énergie. Aux côtés de Mama Natura, ils viennent épauler les bénévoles de l’association.
Ensemble ils fouillent le moindre recoin du littoral pour nettoyer la plage de Ahonu. Une initiative solidaire qui témoigne de l’engagement de cette jeune génération sensible aux problématiques environnementales.
« J’ai toujours été sensibilisé à ça depuis tout petit, puisque mon père m’emmenait souvent pêcher ou marcher dans le lagon. Et du coup, il m’apprenait l’importance de respecter la nature, de jeter ses déchets et de les trier », témoigne Keanui.
L’association Mama Natura en est à sa 33e opération de nettoyage depuis le début de l’année. Elle a déjà retiré en 2026 près de 7 tonnes de déchets sur des bords de routes, des plages et dans les vallées
« Je crois qu’on est venu ici il n’y a même pas trois mois. Il me semble qu’on avait fait à peu près 150 kilos. Je trouve que depuis qu’on a commencé à faire des ramassages de déchets, il y a déjà un peu plus de six ans, on en ramasse moins. Pourquoi ? Parce que quand on a commencé ici, on a vraiment sorti tous les vieux déchets. Donc là, c’est du déchet récent en général qu’on va ramasser, des déchets d’origine humaine », constate Adeline Yvon, la présidente de l’association.
En plus des canettes et autres bouteilles en plastique, les étudiants et l’association ont collecté plusieurs encombrants jetés le long de la plage : carcasse de tondeuse, aspirateur hors d’usage, ou encore tôles et autres ferrailles.
« On est là pour soutenir les associations comme Mama Natura qui nous aident énormément, mais aussi pour donner envie aux jeunes pour, peut-être, qu’ils prennent exemple sur nous », explique Hanaleï, l’un des étudiantes présentes.
A Ahonu ou sur d’autres sites, les défenseurs de l’environnement veillent à préserver la nature. Face à leur engagement bénévole, leur demande est claire : que les pollueurs soient davantage sanctionnés.
Source : tntvnews.pf