La mobilisation intacte dans la santé
Tahiti, le 26 octobre 2026 - Nouvelle journée de mobilisation pour le personnel hospitalier, accompagné par les membres de la Direction de la santé et de l’Arass. À l’occasion d’une marche, partie du CHPF, qui les a conduits jusqu’à la présidence lundi matin, les leaders syndicaux du mouvement ont obtenu l’ouverture des négociations avec le président du Pays lundi en fin de journée.
Ils ont chanté, marché, fait du bruit, le tout sous l’œil bienveillant de la police nationale qui s’est assurée de protéger le cortège, ce qui en faisaient sourire certains, plus habitués aux rendez-vous parisiens à coups de lacrymogènes, qu’aux rendez-vous polynésiens, à coups de soleil.
Tout au long de la marche qui a conduit entre 200 et 250 personnes jusqu’à l’assemblée de la Polynésie française puis jusqu’à la présidence, ce lundi matin, le personnel gréviste du CHPF, de la Direction de la santé et de l’Agence de régulation de l’action sanitaire et sociale (Arass) a relancé la question des moyens accordés à la santé en Polynésie française, mais aussi celle du recrutement. Deux questions sur lesquelles le gouvernement n’avait pas encore déverrouillé les discussions et qui ont été parasitées par le dépôt du préavis de grèves de la Fédération des interprofessionnels des services de la santé et de l’administration en Polynésie (Fissap).
Mais cette fois-ci, changement de paradigme. À 11h30, le président de l’assemblée de la Polynésie française recevait une délégation des soignants pour discuter pendant près d’une heure et demie avec eux. Une fois la discussion terminée, c’est un Tony Géros visiblement séduit par les arguments de la délégation qui prenait la parole face aux médias. Conscient des enjeux financiers de la réforme des cadres de la fonction publique, mais aussi des besoins en personnels, le premier élu de Tarahoi a expliqué qu’il serait possible que les membres du Tavini à l’assemblée puissent présenter des amendements au futur budget 2027 qui sera présenté par le gouvernement Brotherson prochainement. Un premier appel du pied d’un président à l’autre pour ouvrir les négociations. La délégation doit retourner à l’assemblée ce jeudi à 9 heures pour y rencontrer tous les chefs de groupes politiques.
Ils ont chanté, marché, fait du bruit, le tout sous l’œil bienveillant de la police nationale qui s’est assurée de protéger le cortège, ce qui en faisaient sourire certains, plus habitués aux rendez-vous parisiens à coups de lacrymogènes, qu’aux rendez-vous polynésiens, à coups de soleil.
Tout au long de la marche qui a conduit entre 200 et 250 personnes jusqu’à l’assemblée de la Polynésie française puis jusqu’à la présidence, ce lundi matin, le personnel gréviste du CHPF, de la Direction de la santé et de l’Agence de régulation de l’action sanitaire et sociale (Arass) a relancé la question des moyens accordés à la santé en Polynésie française, mais aussi celle du recrutement. Deux questions sur lesquelles le gouvernement n’avait pas encore déverrouillé les discussions et qui ont été parasitées par le dépôt du préavis de grèves de la Fédération des interprofessionnels des services de la santé et de l’administration en Polynésie (Fissap).
Mais cette fois-ci, changement de paradigme. À 11h30, le président de l’assemblée de la Polynésie française recevait une délégation des soignants pour discuter pendant près d’une heure et demie avec eux. Une fois la discussion terminée, c’est un Tony Géros visiblement séduit par les arguments de la délégation qui prenait la parole face aux médias. Conscient des enjeux financiers de la réforme des cadres de la fonction publique, mais aussi des besoins en personnels, le premier élu de Tarahoi a expliqué qu’il serait possible que les membres du Tavini à l’assemblée puissent présenter des amendements au futur budget 2027 qui sera présenté par le gouvernement Brotherson prochainement. Un premier appel du pied d’un président à l’autre pour ouvrir les négociations. La délégation doit retourner à l’assemblée ce jeudi à 9 heures pour y rencontrer tous les chefs de groupes politiques.
Face aux casseurs de grève
Car si elles n’avaient pas donné satisfaction jusqu’alors, les négociations qui reprenaient lundi en fin de journée pourraient offrir un début de sortie de crise. Reçue pendant cinq minutes à la présidence, la délégation se voyait invitée à nouveau à discuter “sur le fond” vers 17 heures.
Une ouverture au dialogue que les manifestants souhaitaient ardemment alors que le président préférait que l’intersyndicale se mette d’accord au préalable avec la Fissap. “Hors de question”, pour Patrick Galenon lundi matin qui ne souhaitait pas se faire rattraper le mouvement intersyndical par une autre entité syndicale qui, dans un premier temps, a dénigré le mouvement, pour à son tour poser son préavis.
Exemple par le communiqué envoyé par la Fissap au moment même où le bref entretien entre l’intersyndicale et le président du Pays venait de se finir lundi midi : “Pour rappel, les statuts des praticiens hospitaliers concernent 300 agents et pour tous les statuts déposés par la Fissap, cela concerne environ 3 000 agents dans le secteur de la santé”, écrit Mireille Duval pour la Fissap, qui craint que l’intersyndicale des praticiens hospitaliers ait gain de cause dans ses revendications et que son syndicat reparte bredouille. “Le statut particulier des praticiens hospitaliers ne peut pas se positionner en orbite isolé. La Fissap affirme donc que le financement global de l’ensemble de ces réformes doit tenir compte du contexte actuel : la vie chère et la crise. Ce financement ne doit, ni être supporté par notre population avec de nouvelles taxes et impôts, ni augmenter les cotisations.”
Une position qui faisait évidemment grincer des dents les manifestants lundi matin, sans parler de celles du Syndicat de la fonction publique d’Olivier Champion qui, dans un long manifeste antigrève, écrivait la semaine dernière : “Ces 2,7 milliards de francs ‘supplémentaires’ pour 270 agents correspondent à plus de 625 postes de fonctionnaires qu’il faudrait détruire, toutes catégories confondues, pour maintenir le budget de l’administration constant”. “Un casseur de grève à la solde du gouvernement”, expliquaient les manifestants lundi.
Lundi soir, une délégation de l’intersyndicale était donc reçue à la présidence par Moetai Brotherson et Vannina Crolas, toujours à son poste, et plus silencieuse que jamais quant à son avenir. Une réunion que le président a promise “sur le fond” des revendications avec des propositions.
Une annonce reçue avec des cris de joie par les manifestants qui attendaient en soirée quelles seraient ces fameuses propositions pour savoir s’ils allaient, ou non, rompre le mouvement.
Une ouverture au dialogue que les manifestants souhaitaient ardemment alors que le président préférait que l’intersyndicale se mette d’accord au préalable avec la Fissap. “Hors de question”, pour Patrick Galenon lundi matin qui ne souhaitait pas se faire rattraper le mouvement intersyndical par une autre entité syndicale qui, dans un premier temps, a dénigré le mouvement, pour à son tour poser son préavis.
Exemple par le communiqué envoyé par la Fissap au moment même où le bref entretien entre l’intersyndicale et le président du Pays venait de se finir lundi midi : “Pour rappel, les statuts des praticiens hospitaliers concernent 300 agents et pour tous les statuts déposés par la Fissap, cela concerne environ 3 000 agents dans le secteur de la santé”, écrit Mireille Duval pour la Fissap, qui craint que l’intersyndicale des praticiens hospitaliers ait gain de cause dans ses revendications et que son syndicat reparte bredouille. “Le statut particulier des praticiens hospitaliers ne peut pas se positionner en orbite isolé. La Fissap affirme donc que le financement global de l’ensemble de ces réformes doit tenir compte du contexte actuel : la vie chère et la crise. Ce financement ne doit, ni être supporté par notre population avec de nouvelles taxes et impôts, ni augmenter les cotisations.”
Une position qui faisait évidemment grincer des dents les manifestants lundi matin, sans parler de celles du Syndicat de la fonction publique d’Olivier Champion qui, dans un long manifeste antigrève, écrivait la semaine dernière : “Ces 2,7 milliards de francs ‘supplémentaires’ pour 270 agents correspondent à plus de 625 postes de fonctionnaires qu’il faudrait détruire, toutes catégories confondues, pour maintenir le budget de l’administration constant”. “Un casseur de grève à la solde du gouvernement”, expliquaient les manifestants lundi.
Lundi soir, une délégation de l’intersyndicale était donc reçue à la présidence par Moetai Brotherson et Vannina Crolas, toujours à son poste, et plus silencieuse que jamais quant à son avenir. Une réunion que le président a promise “sur le fond” des revendications avec des propositions.
Une annonce reçue avec des cris de joie par les manifestants qui attendaient en soirée quelles seraient ces fameuses propositions pour savoir s’ils allaient, ou non, rompre le mouvement.
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Source : tahiti-infos.com