
Hinaupoko Deveze : “À mon tour de transmettre”
Tahiti, le 23 juin 2026 - Hinaupoko Devèze s’est confiée à Tahiti Infos avant de transmettre sa couronne de Miss Tahiti. “J'ai réussi. J'ai rendu fier mon pays. Fier mon comité. Je suis contente de transmettre tous les conseils que j'ai reçus”, explique la jeune femme qui est aujourd’hui pleinement investie dans son rôle de Miss France.
Pour commencer, une question toute bête, comment ça va ?
“Ça va très bien. Ce n’est pas bête, c'est bien de demander aux gens si ça va. Je suis très contente d'être rentrée. Je pourrais même avoir dormi une heure, tant que je suis rentrée ici, avec le paysage, la chaleur des tropiques, je suis trop heureuse. C'est l'énergie d'ici qui me maintient.”
Tu vas avoir un peu de temps à toi, ou tu vas être full time Miss France ?
“Je vais avoir un peu de repos. Reste à voir comment je vais essayer de m'organiser, en fonction de la fatigue, parce que ces jours seront après l’élection. Je vais essayer de revoir un peu mes parents, parce que j'ai la chance d'avoir mes deux parents réunis ici. Je vais essayer d'aller les voir un petit peu, voir mes amis.”
Déjà six mois que tu es Miss France. Quels premiers enseignements tu en tires ?
“Déjà, le premier enseignement, c'est l'aisance orale au niveau des médias. La première semaine médiatique, vous venez d’être élue, avec une heure de sommeil et on vous pose 40 000 questions. Et il y a ce flux naturel qui ressort parce que, finalement, avec la fatigue, on se détend. On lâche la pression. Et puis, c'est là que vous découvrez aussi, au travers de vos interviews, votre résistance, l'acceptation du titre. Ce titre vous renforce. Ce titre, ça veut dire qu'on vous a choisi. Donc, il y a cette première acceptation qui se passe. Moi, j'ai mis un peu de temps à réaliser. Mais c’est une très belle découverte. Cette année vous ouvre énormément d'opportunités. Elle vous permet de toucher à tous les univers. Ça vous enrichit énormément. On rencontre aussi beaucoup de personnes inspirantes. Même le rythme vous permet d'être plus organisée. Ça vous sort complètement de votre zone de confort. Et je trouve que ça fait beaucoup prendre en maturité. On dit beaucoup que dans cette année, on prend dix ans en plus. Parce qu'en fait, je n'ai pas de routine en France. Chaque jour est unique. Chaque semaine a un emploi du temps qui n'a rien à voir avec une autre. Il faut s'adapter à toute situation.”
Tu as un droit de regard sur ces rendez-vous ?
“Ils font à chaque fois le programme en fonction de la Miss. C'est-à-dire en fonction de tes origines, ta région, en fonction de ta cause aussi, et en fonction de tes envies. C'est-à-dire que moi, en tant que Polynésienne et en tant que Miss France, j'ai eu la chance dans mon parcours de faire pas mal d'événements en rapport avec les Polynésiens. Je suis allée à la Vendée Va’a. Vaimalama était la dernière Miss France à y avoir participer. Même chose aussi, dans chaque salon ou festival que j'ai fait, il y avait des Polynésiens qui sont venus. Ça a permis de mettre en lumière aussi toutes ces personnes-là. Donc je suis très contente et à chaque fois très honorée de recevoir cet accueil. Et même, aussi, de la part de personnes qui veulent découvrir la culture. J'ai pu échanger avec énormément de personnes qui ont été touchées par notre Polynésie en venant en vacances ou en séjournant ici. Et à l'inverse, j'ai rencontré beaucoup de personnes qui ont cette envie maintenant de découvrir la culture polynésienne, de venir chez nous. Il y a plein de personnes qui me demandent vers où il faudrait qu'ils aillent, quelles îles [rires]. Je leur explique qu'il y a Tahiti Tourisme.”
Quand tu étais candidate régionale, en janvier 2025, tu t'attendais à avoir cette vie aujourd'hui, un an et demi après ?
“Pas du tout. Je n'étais pas là à me projeter sur une suite, vu que je ne savais pas déjà ce qu'il allait en ressortir. Il faut vraiment se concentrer sur l'instant présent dans tout. C'est-à-dire que je n'avais pas d'attente sur la vie de Miss France. Je l'ai découverte. Je me suis laissé porter, je suis accompagnée par la société, j'ai été accompagnée par l'équipe de ma marraine. J'ai aussi mes grandes sœurs (les anciennes Miss France) qui, à chaque fois, sont très ouvertes. Quand je suis rentrée dans cette famille, j'ai vu cette sororité. Elles m'ont guidée. Ce sont les seules femmes qui ont connu et qui connaissent cette situation d'être Miss France.”
Tu continues ton combat pour la santé mentale, tu es sur les réseaux. Les commentaires, est-ce que tu les lis ? Comment les accueilles-tu ? Parce qu'ils ne sont pas toujours bienveillants.
“L'année dernière, on a fait face à une déferlante de haine. Donc, moi, j'ai été déjà profondément marquée par les témoignages qu'on a pu recevoir de la part de Angélique Angarni-Filopon [Miss France 2025]. Moi, c'était ma plus grande peur. J'ai bien compris une chose, c'est que tu ne peux pas plaire à tout le monde. Et les commentaires ne sont pas ma préoccupation première. Je suis consciente que tu peux voir dix commentaires positifs. Tu vas voir un seul commentaire négatif et tu vas rester dessus. Donc, quand ça m'arrive, j'essaie de canaliser le truc et de me demander pourquoi la personne a pris du temps pour dire autant de méchancetés sur moi alors qu'elle ne me connaît pas ? Tu sais d'où tu viens, tu connais tes valeurs. Si la personne ne t'aime pas, c'est OK, parce que dans tous les cas, dans la vie, tes qualités, tes forces, ta façon d'être, peuvent plaire à des personnes comme déplaire à une autre. On peut t'adorer pour une chose et te détester pour la même chose.”
Un mot sur Miss Tahiti. Samedi matin, tu te réveilleras. Tu seras toujours Miss France, mais plus Miss Tahiti.
“Je serai toujours Miss Tahiti [rires]. C'est un passage de relais. Une transmission. Quand vous êtes élue Miss, vous êtes au courant que ça ne dure qu’un an. Je n'ai aucune peur. Mon but était de porter ma région jusqu'à Miss France. J'ai réussi. J'ai rendu fier mon pays. Fier mon comité. Je suis contente de transmettre tous les conseils que j'ai reçus. Ce n’est pas la fin de quelque chose. C'est une page qui se tourne. Il y a un nouveau chapitre qui s'écrit dans l'histoire des Miss Tahiti. Une nouvelle fille qui sera élue. Elle aussi fera face à tout ça. Je vais être là pour l'accompagner du mieux que je peux. La conseiller, la rassurer. J'ai hâte aussi de découvrir cette nouvelle Miss Tahiti. Ça y est, mon temps est fait. À mon tour de transmettre.”
Pendant les trois jours qui nous séparent de l'élection, tu vas accompagner les jeunes candidates ?
“Hier j'ai eu l'occasion de déjeuner avec Camille [Cerf, Miss France 2015] et avec les filles. On leur a transmis des conseils. Camille aussi a beaucoup d'expérience. Elle a déjà ce regard très bienveillant. Et ses bons conseils pour rassurer les filles. Moi je trouve ça très rassurant d'avoir une Miss aussi forte. Camille Cerf c'est quand même l'une des Miss préférées des Français. Une des Miss aussi qui a vraiment fait partie de celles qui ont… du caractère.”
Pour commencer, une question toute bête, comment ça va ?
“Ça va très bien. Ce n’est pas bête, c'est bien de demander aux gens si ça va. Je suis très contente d'être rentrée. Je pourrais même avoir dormi une heure, tant que je suis rentrée ici, avec le paysage, la chaleur des tropiques, je suis trop heureuse. C'est l'énergie d'ici qui me maintient.”
Tu vas avoir un peu de temps à toi, ou tu vas être full time Miss France ?
“Je vais avoir un peu de repos. Reste à voir comment je vais essayer de m'organiser, en fonction de la fatigue, parce que ces jours seront après l’élection. Je vais essayer de revoir un peu mes parents, parce que j'ai la chance d'avoir mes deux parents réunis ici. Je vais essayer d'aller les voir un petit peu, voir mes amis.”
Déjà six mois que tu es Miss France. Quels premiers enseignements tu en tires ?
“Déjà, le premier enseignement, c'est l'aisance orale au niveau des médias. La première semaine médiatique, vous venez d’être élue, avec une heure de sommeil et on vous pose 40 000 questions. Et il y a ce flux naturel qui ressort parce que, finalement, avec la fatigue, on se détend. On lâche la pression. Et puis, c'est là que vous découvrez aussi, au travers de vos interviews, votre résistance, l'acceptation du titre. Ce titre vous renforce. Ce titre, ça veut dire qu'on vous a choisi. Donc, il y a cette première acceptation qui se passe. Moi, j'ai mis un peu de temps à réaliser. Mais c’est une très belle découverte. Cette année vous ouvre énormément d'opportunités. Elle vous permet de toucher à tous les univers. Ça vous enrichit énormément. On rencontre aussi beaucoup de personnes inspirantes. Même le rythme vous permet d'être plus organisée. Ça vous sort complètement de votre zone de confort. Et je trouve que ça fait beaucoup prendre en maturité. On dit beaucoup que dans cette année, on prend dix ans en plus. Parce qu'en fait, je n'ai pas de routine en France. Chaque jour est unique. Chaque semaine a un emploi du temps qui n'a rien à voir avec une autre. Il faut s'adapter à toute situation.”
Tu as un droit de regard sur ces rendez-vous ?
“Ils font à chaque fois le programme en fonction de la Miss. C'est-à-dire en fonction de tes origines, ta région, en fonction de ta cause aussi, et en fonction de tes envies. C'est-à-dire que moi, en tant que Polynésienne et en tant que Miss France, j'ai eu la chance dans mon parcours de faire pas mal d'événements en rapport avec les Polynésiens. Je suis allée à la Vendée Va’a. Vaimalama était la dernière Miss France à y avoir participer. Même chose aussi, dans chaque salon ou festival que j'ai fait, il y avait des Polynésiens qui sont venus. Ça a permis de mettre en lumière aussi toutes ces personnes-là. Donc je suis très contente et à chaque fois très honorée de recevoir cet accueil. Et même, aussi, de la part de personnes qui veulent découvrir la culture. J'ai pu échanger avec énormément de personnes qui ont été touchées par notre Polynésie en venant en vacances ou en séjournant ici. Et à l'inverse, j'ai rencontré beaucoup de personnes qui ont cette envie maintenant de découvrir la culture polynésienne, de venir chez nous. Il y a plein de personnes qui me demandent vers où il faudrait qu'ils aillent, quelles îles [rires]. Je leur explique qu'il y a Tahiti Tourisme.”
Quand tu étais candidate régionale, en janvier 2025, tu t'attendais à avoir cette vie aujourd'hui, un an et demi après ?
“Pas du tout. Je n'étais pas là à me projeter sur une suite, vu que je ne savais pas déjà ce qu'il allait en ressortir. Il faut vraiment se concentrer sur l'instant présent dans tout. C'est-à-dire que je n'avais pas d'attente sur la vie de Miss France. Je l'ai découverte. Je me suis laissé porter, je suis accompagnée par la société, j'ai été accompagnée par l'équipe de ma marraine. J'ai aussi mes grandes sœurs (les anciennes Miss France) qui, à chaque fois, sont très ouvertes. Quand je suis rentrée dans cette famille, j'ai vu cette sororité. Elles m'ont guidée. Ce sont les seules femmes qui ont connu et qui connaissent cette situation d'être Miss France.”
Tu continues ton combat pour la santé mentale, tu es sur les réseaux. Les commentaires, est-ce que tu les lis ? Comment les accueilles-tu ? Parce qu'ils ne sont pas toujours bienveillants.
“L'année dernière, on a fait face à une déferlante de haine. Donc, moi, j'ai été déjà profondément marquée par les témoignages qu'on a pu recevoir de la part de Angélique Angarni-Filopon [Miss France 2025]. Moi, c'était ma plus grande peur. J'ai bien compris une chose, c'est que tu ne peux pas plaire à tout le monde. Et les commentaires ne sont pas ma préoccupation première. Je suis consciente que tu peux voir dix commentaires positifs. Tu vas voir un seul commentaire négatif et tu vas rester dessus. Donc, quand ça m'arrive, j'essaie de canaliser le truc et de me demander pourquoi la personne a pris du temps pour dire autant de méchancetés sur moi alors qu'elle ne me connaît pas ? Tu sais d'où tu viens, tu connais tes valeurs. Si la personne ne t'aime pas, c'est OK, parce que dans tous les cas, dans la vie, tes qualités, tes forces, ta façon d'être, peuvent plaire à des personnes comme déplaire à une autre. On peut t'adorer pour une chose et te détester pour la même chose.”
Un mot sur Miss Tahiti. Samedi matin, tu te réveilleras. Tu seras toujours Miss France, mais plus Miss Tahiti.
“Je serai toujours Miss Tahiti [rires]. C'est un passage de relais. Une transmission. Quand vous êtes élue Miss, vous êtes au courant que ça ne dure qu’un an. Je n'ai aucune peur. Mon but était de porter ma région jusqu'à Miss France. J'ai réussi. J'ai rendu fier mon pays. Fier mon comité. Je suis contente de transmettre tous les conseils que j'ai reçus. Ce n’est pas la fin de quelque chose. C'est une page qui se tourne. Il y a un nouveau chapitre qui s'écrit dans l'histoire des Miss Tahiti. Une nouvelle fille qui sera élue. Elle aussi fera face à tout ça. Je vais être là pour l'accompagner du mieux que je peux. La conseiller, la rassurer. J'ai hâte aussi de découvrir cette nouvelle Miss Tahiti. Ça y est, mon temps est fait. À mon tour de transmettre.”
Pendant les trois jours qui nous séparent de l'élection, tu vas accompagner les jeunes candidates ?
“Hier j'ai eu l'occasion de déjeuner avec Camille [Cerf, Miss France 2015] et avec les filles. On leur a transmis des conseils. Camille aussi a beaucoup d'expérience. Elle a déjà ce regard très bienveillant. Et ses bons conseils pour rassurer les filles. Moi je trouve ça très rassurant d'avoir une Miss aussi forte. Camille Cerf c'est quand même l'une des Miss préférées des Français. Une des Miss aussi qui a vraiment fait partie de celles qui ont… du caractère.”
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