
Condamnée pour des violences sur son mari grabataire
Tahiti, le 23 juin 2026 - L'affaire trouve son origine sur le petit atoll de Ahe, où un couple vivait isolé. La victime, lourdement handicapée depuis un accident vasculaire cérébral (AVC) survenu peu après son installation à Faa'a, est aujourd'hui aveugle, malentendante et presque totalement dépendante. Son épouse, âgée de 55 ans, comparaissait ce mardi devant le tribunal correctionnel de Papeete pour des violences commises entre janvier et mars 2026. Placée sous contrôle judiciaire depuis mars, elle a reconnu l'ensemble des faits.
Le dossier fait état d'hématomes, de traces de strangulation et d'un traumatisme crânien, même si la victime a indiqué qu'une partie de ses blessures s'était faite seule. “C 'est de ma faute, je n'ai pas pu me maîtriser”, a reconnu la prévenue, expliquant avoir perdu le contrôle après que son mari lui a craché au visage.
À la barre, elle a évoqué des années de violences conjugales subies avant l'AVC de son époux : coups, crachats, contraintes sexuelles. “Je sais que j'étais dans le tort, mais ce n'est rien à côté de ce qu'il m'a fait subir avant son AVC” , a-t-elle déclaré en larmes.
La défense a demandé au tribunal de replacer les faits dans leur contexte, rappelant qu'elle s 'occupait seule, “24 heures sur 24”, d'un homme grabataire. Le ministère public a toutefois souligné qu'aucune difficulté de prise en charge ne pouvait justifier de telles violences, tout en relevant que les expertises ne permettaient pas d'attribuer avec certitude les traces de strangulation à la prévenue en raison de l'état de santé très dégradé de la victime.
Le tribunal l'a finalement condamnée à 15 mois d'emprisonnement avec sursis simple, assortis d'un sursis probatoire de cinq ans. Elle devra également verser 150 000 francs de dommages et intérêts à son mari.
Le dossier fait état d'hématomes, de traces de strangulation et d'un traumatisme crânien, même si la victime a indiqué qu'une partie de ses blessures s'était faite seule. “C 'est de ma faute, je n'ai pas pu me maîtriser”, a reconnu la prévenue, expliquant avoir perdu le contrôle après que son mari lui a craché au visage.
À la barre, elle a évoqué des années de violences conjugales subies avant l'AVC de son époux : coups, crachats, contraintes sexuelles. “Je sais que j'étais dans le tort, mais ce n'est rien à côté de ce qu'il m'a fait subir avant son AVC” , a-t-elle déclaré en larmes.
La défense a demandé au tribunal de replacer les faits dans leur contexte, rappelant qu'elle s 'occupait seule, “24 heures sur 24”, d'un homme grabataire. Le ministère public a toutefois souligné qu'aucune difficulté de prise en charge ne pouvait justifier de telles violences, tout en relevant que les expertises ne permettaient pas d'attribuer avec certitude les traces de strangulation à la prévenue en raison de l'état de santé très dégradé de la victime.
Le tribunal l'a finalement condamnée à 15 mois d'emprisonnement avec sursis simple, assortis d'un sursis probatoire de cinq ans. Elle devra également verser 150 000 francs de dommages et intérêts à son mari.
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