
“Modifier à nouveau le statut (…) pour libérer les communes”
Tahiti, le 22 août 2026 – Le sénateur sortant Teva Rohfritsch veut donner encore plus de pouvoir aux tāvana avec la décentralisation “pour libérer les communes (…) entravées dans leur exercice”. Pour ce qui est du financement il compte sur le Pays et l’État, à qui il demande surtout de ne pas “se cacher derrière l’autonomie pour na pas financer”.
Comme l’a annoncé le sénateur sortant à Tahiti infos en juin dernier, il est candidat à sa propre succession. Une “candidature unique avec une suppléante” et sans étiquette politique. Teva Rohfritsch “souhaite être un sénateur libre. Libre mais attaché à [mon] territoire”.
Samedi matin, il a présenté sa suppléante Vaiana-Tematua Estall. Il croit en ses chances pour le scrutin de fin septembre prochain. D’abord parce que selon lui lors des dernières municipales “aucun parti n’a vu la victoire”. Ensuite parce qu’il constate que de nombreux tāvana ont été élus sans le soutien d’un parti en place.
Il défend le travail réalisé au cours de la mandature qui s’achève pour lui au Sénat. “J’ai fait beaucoup de choses”, dit-il et assure avoir de “nouvelles propositions, avec un projet à proposer aux communes”.
Samedi, en conférence de presse, il a tenu a précisé que le bilan avec lequel il se présente pour une réélection est le fruit d’un travail conjoint avec la sénatrice Lana Tetuanui. “C'est cette complémentarité qui nous a été utile pendant 6 ans (…). Il faut reconnaître que c'est ce travail commun qui nous a permis d'obtenir tout ça.”
Teva Rohfritsch assure “avec humilité” que “tous les chantiers que l'on avait annoncés avec Lana à l'époque, on les a ouverts, on les a tenus” : notamment la réforme du Code général des collectivités territoriales (CGCT). “L'ordonnance est sortie au mois de juin, on va dire 60-65 % de ce qu'on a demandé a été obtenu (…). Je pense que 100 % des choses que nous avions annoncées ont été tenues.”
Comme l’a annoncé le sénateur sortant à Tahiti infos en juin dernier, il est candidat à sa propre succession. Une “candidature unique avec une suppléante” et sans étiquette politique. Teva Rohfritsch “souhaite être un sénateur libre. Libre mais attaché à [mon] territoire”.
Samedi matin, il a présenté sa suppléante Vaiana-Tematua Estall. Il croit en ses chances pour le scrutin de fin septembre prochain. D’abord parce que selon lui lors des dernières municipales “aucun parti n’a vu la victoire”. Ensuite parce qu’il constate que de nombreux tāvana ont été élus sans le soutien d’un parti en place.
Il défend le travail réalisé au cours de la mandature qui s’achève pour lui au Sénat. “J’ai fait beaucoup de choses”, dit-il et assure avoir de “nouvelles propositions, avec un projet à proposer aux communes”.
Samedi, en conférence de presse, il a tenu a précisé que le bilan avec lequel il se présente pour une réélection est le fruit d’un travail conjoint avec la sénatrice Lana Tetuanui. “C'est cette complémentarité qui nous a été utile pendant 6 ans (…). Il faut reconnaître que c'est ce travail commun qui nous a permis d'obtenir tout ça.”
Teva Rohfritsch assure “avec humilité” que “tous les chantiers que l'on avait annoncés avec Lana à l'époque, on les a ouverts, on les a tenus” : notamment la réforme du Code général des collectivités territoriales (CGCT). “L'ordonnance est sortie au mois de juin, on va dire 60-65 % de ce qu'on a demandé a été obtenu (…). Je pense que 100 % des choses que nous avions annoncées ont été tenues.”
“Libérer nos communes”
Pour ce mandat à venir, le leitmotiv est : “Libérer nos communes”. Il souhaite “aller plus loin que ce qu'on a fait avec Lana, avec la modification de l'article 43-2” qui permet notamment aux tāvana d’exercer des compétences du Pays. Ils ont tout de même l’obligation de transmettre la date et les modalités de ces événements au Pays, à l’assemblée de la Polynésie et au haut-commissariat et le délai ne peut être inférieur à six mois.
Teva Rohfritsch estime donc que le travail n’est pas terminé et veut donner encore plus de pouvoir. “On voit qu'il y a encore des obstacles administratifs, financiers et puis, on sent qu'il y a de la politique derrière.”
Le sénateur sortant veut se faire le chantre d’une décentralisation qui “ne vise pas à diminuer le Pays, mais à aller un peu plus loin, permettre une capacité d'initiative générale des communes à l'échelle locale ou intercommunale”. Il est conscient que cela ne pourra fonctionner sans appui financier et que des “verrous juridiques” existent.
Il assure que des propositions de loi dans ce sens sont “prêtes pour pouvoir modifier à nouveau le statut, aller plus loin pour libérer les communes (…). Elles sont entravées dans leur exercice”.
Teva Rohfritsch estime donc que le travail n’est pas terminé et veut donner encore plus de pouvoir. “On voit qu'il y a encore des obstacles administratifs, financiers et puis, on sent qu'il y a de la politique derrière.”
Le sénateur sortant veut se faire le chantre d’une décentralisation qui “ne vise pas à diminuer le Pays, mais à aller un peu plus loin, permettre une capacité d'initiative générale des communes à l'échelle locale ou intercommunale”. Il est conscient que cela ne pourra fonctionner sans appui financier et que des “verrous juridiques” existent.
Il assure que des propositions de loi dans ce sens sont “prêtes pour pouvoir modifier à nouveau le statut, aller plus loin pour libérer les communes (…). Elles sont entravées dans leur exercice”.
“Le parent pauvre de l'autonomie”
Teva Rohfritsch assure que contrairement aux communes de métropole, celles du Fenua n'ont pas la compétence générale. “Elles ne peuvent pas agir quand il y a une catastrophe”. Mais, observe-t-il, “quand il y a un problème, quand il y a la Covid, quand les gens sont confinés à la maison, vers qui on s'est tourné ? Vers les maires”.
Pour lui, “il faut sortir de cette hypocrisie”. Le pouvoir législatif sera toujours à l’assemblée de la Polynésie, rappelle-t-il. “Et pourquoi empêcherait-on les tāvana d'agir dans ces cadres juridiques qui existent dans le Pays ?”
Et ce n’est pas tout, insiste Teva Rohfritsch, puisqu’il veut également prévoir des financements en concertation avec le Pays, mais aussi l'État. “Et le message que je souhaite porter à l'État (…) est : “Ne vous cachez pas derrière l'autonomie pour ne pas venir financer ce qui relève du service de proximité des citoyens français, européens, avec un passeport. Des citoyens qui votent aux élections nationales. C'est-à-dire que l'autonomie ne doit pas être une excuse.”
Le sénateur sortant est également revenu sur le report à 2032 de l’obligation pour les communes d’assurer l’assainissement et de fournir à leurs administrés de l’eau potable, selon les normes OMS. “Il faut un plan Marshall autour de ça. Trop longtemps, on a laissé les communes face aux problèmes. C'est pour ça que je parle de les libérer aussi.”
“En un mandat, ils ne pourront pas faire tout l'assainissement. C'est pour tout ça qu'il faut aller se battre au Parlement, auprès du gouvernement pour faire ouvrir les portes et trouver des solutions. Se battre, ce n'est pas juste réclamer, c'est proposer des idées”, plaide Teva Rohfritsch.
Il a aussi profité de cette intervention médiatisée pour adresser un petit message au candidat du Tapura Édouard Fritch : “Il faut arrêter d'utiliser le Sénat pour préparer les élections de 2028 ou pour faire autre chose. Je lance ça comme ça, je crois qu'il faut élire des sénateurs qui veulent siéger au Sénat et qui tiennent leurs engagements.”
Pour lui, “il faut sortir de cette hypocrisie”. Le pouvoir législatif sera toujours à l’assemblée de la Polynésie, rappelle-t-il. “Et pourquoi empêcherait-on les tāvana d'agir dans ces cadres juridiques qui existent dans le Pays ?”
Et ce n’est pas tout, insiste Teva Rohfritsch, puisqu’il veut également prévoir des financements en concertation avec le Pays, mais aussi l'État. “Et le message que je souhaite porter à l'État (…) est : “Ne vous cachez pas derrière l'autonomie pour ne pas venir financer ce qui relève du service de proximité des citoyens français, européens, avec un passeport. Des citoyens qui votent aux élections nationales. C'est-à-dire que l'autonomie ne doit pas être une excuse.”
Le sénateur sortant est également revenu sur le report à 2032 de l’obligation pour les communes d’assurer l’assainissement et de fournir à leurs administrés de l’eau potable, selon les normes OMS. “Il faut un plan Marshall autour de ça. Trop longtemps, on a laissé les communes face aux problèmes. C'est pour ça que je parle de les libérer aussi.”
“En un mandat, ils ne pourront pas faire tout l'assainissement. C'est pour tout ça qu'il faut aller se battre au Parlement, auprès du gouvernement pour faire ouvrir les portes et trouver des solutions. Se battre, ce n'est pas juste réclamer, c'est proposer des idées”, plaide Teva Rohfritsch.
Il a aussi profité de cette intervention médiatisée pour adresser un petit message au candidat du Tapura Édouard Fritch : “Il faut arrêter d'utiliser le Sénat pour préparer les élections de 2028 ou pour faire autre chose. Je lance ça comme ça, je crois qu'il faut élire des sénateurs qui veulent siéger au Sénat et qui tiennent leurs engagements.”
Vaiana Tematua-Estall, suppléante et adjoint à Papeete Teva a “un véritable bilan”
“J’ai longtemps milité et œuvré aux côtés de Teva Rohfritsch et Nicole Bouteau dans l'ombre. Ça a été formateur (…). Je suis sixième adjointe au maire de Papeete en charge des Finances, du Tourisme, de l'Insertion et de l'Emploi (…). L'importance de renouveler Teva dans ses fonctions, c'est avant tout l'expertise qu'il a (…). Nous sommes quasiment tous des nouveaux élus dans à peu près toutes les communes. On ne peut pas se permettre d'aller apprendre encore à Paris, de tisser un réseau avec les urgences que l'on a (…). À Papeete, capitale administrative, on a des dépenses de centralité qui sont malheureusement absorbées uniquement par la commune. On n'a pas de dotation supplémentaire ou spécifique liée au fait que l'on soit la capitale (…). Comme toutes les communes, c'est calculé sur la population résidente de Papeete. Donc, on est aux alentours de 26 000 habitants. Mais en journée, ce chiffre-là se voit triplé.
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