
La Fape défend les nouvelles AMP
Tahiti, le 9 juillet 2026 - Après les maires des Marquises, c'est au tour de la Fédération des associations de protection de l'environnement (Fape) de monter au créneau pour défendre les nouvelles aires marines protégées. Face aux critiques visant la méthode, la concertation ou l'influence supposée des ONG, elle affirme que ces projets sont l'aboutissement de plus de quinze ans de travaux scientifiques, de consultations locales et de mobilisation citoyenne.
Les soutiens aux nouvelles aires marines protégées (AMP) se font de plus en plus entendre. Deux semaines après l'appel des maires des Marquises à défendre publiquement le projet, la Fédération des associations de protection de l'environnement (Fape) répond, dans un communiqué, aux critiques qui se multiplient depuis l'annonce de l'extension des zones protégées.
L'organisation entend notamment démonter l'idée selon laquelle ces AMP auraient été décidées dans la précipitation ou sous l'influence d'organisations internationales. “Les AMP n'ont pas été définies de manière arbitraire”, affirme la Fape, rappelant qu'elles reposent sur “une approche participative associant connaissances scientifiques, données de pêche, savoirs traditionnels, consultations publiques” et décisions des institutions polynésiennes.
Selon la fédération, les projets des Marquises et des Australes sont le fruit de “plus d'une décennie” de concertation avec les communes, les communautés locales, les pêcheurs, les associations et les scientifiques. Elle évoque “des centaines de réunions publiques, des dizaines d'études et plusieurs expéditions scientifiques”, estimant qu'il s'agit de l'un des processus de planification marine “les plus documentés jamais conduits en Polynésie française”.
Pêche et protection “compatibles”
La Fape insiste également sur le fait que ces nouvelles protections ne remettraient pas en cause la pêche hauturière locale. Elle rappelle que les zones concernées représentaient “moins de 10 % de l'activité totale de pêche” au cours des dix dernières années et que les espaces placés en protection stricte étaient encore moins exploités. Selon elle, les 82 navires de la flottille polynésienne continueront de pouvoir exercer leur activité sur près de 3,5 millions de km², soit 70 % de la zone économique exclusive.
Enfin, la fédération répond directement aux accusations d'ingérence étrangère. “Les organisations internationales partenaires accompagnent et appuient les priorités définies par la Polynésie française et ses communautés, et non pas l'inverse”, affirme-t-elle, assurant que “les décisions relèvent exclusivement des autorités polynésiennes et des processus de concertation locaux”.
À l'image des maires marquisiens, la Fape appelle ainsi à recentrer le débat sur les travaux menés depuis quinze ans plutôt que sur les polémiques récentes. Une réponse qui fait écho aux critiques formulées ces dernières semaines par certains professionnels de la pêche et une partie de la classe politique. Le Tavini avait notamment demandé au gouvernement de suspendre le projet de nouvelles AMP, dénonçant un Pays “téléguidé” par des organisations environnementales internationales et estimant que la priorité devait être de mieux valoriser les ressources halieutiques de la zone économique exclusive plutôt que de multiplier les espaces sanctuarisés.
Les soutiens aux nouvelles aires marines protégées (AMP) se font de plus en plus entendre. Deux semaines après l'appel des maires des Marquises à défendre publiquement le projet, la Fédération des associations de protection de l'environnement (Fape) répond, dans un communiqué, aux critiques qui se multiplient depuis l'annonce de l'extension des zones protégées.
L'organisation entend notamment démonter l'idée selon laquelle ces AMP auraient été décidées dans la précipitation ou sous l'influence d'organisations internationales. “Les AMP n'ont pas été définies de manière arbitraire”, affirme la Fape, rappelant qu'elles reposent sur “une approche participative associant connaissances scientifiques, données de pêche, savoirs traditionnels, consultations publiques” et décisions des institutions polynésiennes.
Selon la fédération, les projets des Marquises et des Australes sont le fruit de “plus d'une décennie” de concertation avec les communes, les communautés locales, les pêcheurs, les associations et les scientifiques. Elle évoque “des centaines de réunions publiques, des dizaines d'études et plusieurs expéditions scientifiques”, estimant qu'il s'agit de l'un des processus de planification marine “les plus documentés jamais conduits en Polynésie française”.
Pêche et protection “compatibles”
La Fape insiste également sur le fait que ces nouvelles protections ne remettraient pas en cause la pêche hauturière locale. Elle rappelle que les zones concernées représentaient “moins de 10 % de l'activité totale de pêche” au cours des dix dernières années et que les espaces placés en protection stricte étaient encore moins exploités. Selon elle, les 82 navires de la flottille polynésienne continueront de pouvoir exercer leur activité sur près de 3,5 millions de km², soit 70 % de la zone économique exclusive.
Enfin, la fédération répond directement aux accusations d'ingérence étrangère. “Les organisations internationales partenaires accompagnent et appuient les priorités définies par la Polynésie française et ses communautés, et non pas l'inverse”, affirme-t-elle, assurant que “les décisions relèvent exclusivement des autorités polynésiennes et des processus de concertation locaux”.
À l'image des maires marquisiens, la Fape appelle ainsi à recentrer le débat sur les travaux menés depuis quinze ans plutôt que sur les polémiques récentes. Une réponse qui fait écho aux critiques formulées ces dernières semaines par certains professionnels de la pêche et une partie de la classe politique. Le Tavini avait notamment demandé au gouvernement de suspendre le projet de nouvelles AMP, dénonçant un Pays “téléguidé” par des organisations environnementales internationales et estimant que la priorité devait être de mieux valoriser les ressources halieutiques de la zone économique exclusive plutôt que de multiplier les espaces sanctuarisés.
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