
Condamné pour trafic d’ice, Kikilove se confie après sa sortie de prison
Il se décrit comme un homme qui a toujours aimé bouger. « Kikilove, c’est quelqu’un qui aime bien bouger, c’est un nomade. Dans ma vie, j’ai fait que ça, bouger. C’est quelqu’un qui aime faire la fête, qui est trop gentil, qui n’arrive pas à dire non. C’est pour ça que j’ai atterri en prison. Mais j’assume, c’est ma faute. »
De son vrai nom André Tinirauarii, Kikilove a été condamné en 2018 pour l’importation d’une trentaine de kilos de méthamphétamine, puis à nouveau en 2024 dans une affaire portant sur 1,4 kilo d’ice. Il a été libéré il y a deux semaines pour bonne conduite, alors qu’il lui restait encore un an de peine à purger : « La première détention, j’ai accepté, c’est normal, j’ai fait une bêtise, j’assume. J’ai travaillé là-bas, j’ai donné des cours d’anglais, j’ai participé à des activités culturelles. Je bougeais. (…) La deuxième fois, je ne l’ai pas acceptée car ce n’était pas moi. Faut arrêter de dire que c’est toujours Kikilove. »
« À ma sortie, ce n’était pas évident. Je me suis dit : j’ai zéro, je n’ai rien. Il faut donc trouver un petit job pour se nourrir. Je vois qu’au magasin aujourd’hui, avec 5 000 F, on n’a rien. (…) J’ai du regret car j’ai perdu sept ans de ma vie en prison » admet-il.
Alors qu’il entame progressivement sa réinsertion, son passé continue de lui coller à la peau. Des rumeurs circulent encore sur l’existence d’une fortune cachée liée à ses anciennes activités. Des spéculations qu’il balaie d’un revers de main : « On va mettre les points sur les i… Il n’y a pas du tout de milliards enterrés. Les 21 kilos d’ice ont été perquisitionnés, donc comment les vendre ? »
Face au fléau de l’ice, qui continue de gagner du terrain au fenua, Kikilove porte aujourd’hui un regard différent sur la consommation de drogue : « C’est aux gens de dire non. Tout simplement. Non, non et non ! C’est dans la tête, il faut qu’ils utilisent leur libre arbitre. Chose que je n’ai pas faite auparavant. »
Désormais interdit de territoire américain, il dit pouvoir compter sur le soutien de sa famille installée aux États-Unis, qui ne l’a jamais abandonné durant son incarcération. Tourné vers l’avenir, il multiplie les petits emplois et les activités pour subvenir à ses besoins. « L’essentiel, c’est que ma famille ne m’a pas tourné le dos. Merci à eux. Ils me disent de retourner à l’Église. Je suis bien accueilli à la maison. Ils me disent qu’ils savent que j’ai des capacités. Et je suis content. En deux semaines, j’ai trouvé un travail comme extra aux manèges de Vaitupa. Je vends aux brocantes des colliers des Tuamotu, je vends mes anciens chichis américains, les clients m’appellent pour faire des courses… ça me fait de l’argent de poche. Pas besoin de grand-chose, pourvu qu’on mange bien à la maison. Les bêtises, finish. »
L’ancien trafiquant assure avoir tourné la page. Un nouveau départ qu’il espère écrire loin de l’ice et des affaires judiciaires qui ont marqué son passé.

Il remercie néanmoins sa famille installée aux États-Unis pour son soutien tout au long de son incarcération. Tourné vers l’avenir, il souhaite aujourd’hui se consacrer à plusieurs activités. « L’essentiel, c’est que ma famille ne m’ait pas tourné le dos. Merci à eux. Ils me disent de retourner à l’Eglise. Je suis bien accueilli à la maison. Ils me disent qu’ils savent que j’ai des capacités. Et je suis content. En deux semaines, j’ai trouvé un travail comme extra aux manèges de Vaitupa. Je vends aux brocantes des colliers des Tuamotu, je vends mes anciens chichis américains, les clients m’appellent pour faire des courses… ça me fait de l’argent de poche. Pas besoin de grand-chose, pourvu qu’on mange bien à la maison. Les bêtises, finish ! »
Hors des murs de la prison depuis deux semaines, l’ancien trafiquant assure avoir tourné la page. Un nouveau départ qu’il espère écrire loin de l’ice et des affaires qui ont marqué son passé.
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