
Des peines allant jusqu’à 15 ans ferme dans le procès du mort à Mataiea
Tahiti, le 16 juin 2026 - La dernière journée du procès de l’agression mortelle à Mataiea s’est tenue ce mardi devant la cour d’assises des mineurs de Papeete. Après cinq jours d’audience marqués parfois par l’émotion, le verdict est tombé. Les cinq accusés ont été condamnés à des peines allant jusqu’à 15 ans de réclusion pour deux d’entre eux, 12 ans pour un troisième, tandis que les deux mineurs ont été condamnés à quatre ans d’emprisonnement dont trois assortis d’un sursis probatoire. Des peines globalement en adéquation avec celles requises par l’avocat général.
Le 24 septembre 2023, à Mataiea, le corps sans vie d’un homme de 33 ans avait été retrouvé sur un terrain vague au PK 46,3. La victime était ligotée aux mains et aux pieds, le visage tuméfié et recouvert en partie d’un “store trouvé dans les poubelles”, découverte qui avait immédiatement marqué les premières constatations des enquêteurs.
Il ressort du procès que les faits se sont déroulés dans un contexte de transaction de stupéfiants qui aurait dégénéré, après que la victime avait tenté de fuire avec la drogue. Le décès est intervenu à la suite d’une asphyxie consécutive à une clé de bras réalisée par deux des accusés majeurs, dans une scène décrite comme confuse et extrêmement violente. La défense a évoqué une “cacophonie”, avec une succession d’actions des différents accusés. Les magistrats sont revenus sur la violence des faits, décrite comme désorganisée. L’une des avocates des parties civiles a notamment cité “trois pages de descriptions d’hématomes” relevés lors de l’autopsie sur le corps de la victime. Des marques qui montrent bien l’intensité des coups portés avant le décès.
Plusieurs experts entendus au fil de l’instruction à l’audience ont également insisté sur un contexte baigné par de la consommation d’ice, au moment des faits. Cette drogue de synthèse, connue pour ses effets stimulants, aurait pu accentuer les tensions et altérer la perception des événements chez les accusés. “C’est un dossier malheureux de petit deal de quartier”, a résumé la défense, tout en reconnaissant l’extrême gravité de ce drame.
La question du déroulement exact des faits et des rôles de chacun est restée au centre des débats. La défense a contesté la thèse du guet-apens évoquée par les parties civiles, estimant qu’il s’agissait d’un enchaînement de violences sans préméditation ayant entrainé la mort de la victime, Noa. “Dire que c’était un guet-apens ou un acte prémédité, c’est dire complètement l’inverse de la réalité”, a plaidé l’un des avocats.
Dans ses réquisitions, l’avocat général a distingué plusieurs degrés d’implication. Pour le plus jeune des trois principaux accusés, il a retenu le rôle d’un “homme de main”, estimant qu’il avait participé aux coups et à l’immobilisation de la victime. À son encontre, il a requis 12 ans de réclusion criminelle assortis d’une période de sûreté de huit ans.
Des peines sans période de sûreté
Pour un second accusé, mis en cause dans la clé d’étranglement et dans la coordination de certaines actions au sol, 15 ans d’emprisonnement dont 10 ans de sûreté ont été requis.
Enfin, pour le troisième accusé majeur, présenté comme l’un des plus impliqués dans le contrôle du groupe et donc des faits, le parquet a requis 16 ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté de 10 ans, évoquant également un contexte de trafic de stupéfiants et la récupération de produits après les violences.
Les deux accusés mineurs au moment des faits ont, eux, été décrits comme plus en retrait mais impliqués dans la dynamique collective. L’avocat général a requis à leur encontre quatre ans d’emprisonnement dont trois assortis d’un sursis probatoire, estimant qu’ils avaient participé à l’immobilisation de la victime et au déplacement du corps après les faits, sans être à l’origine de l’escalade.
Les accusés reconnus coupables sont restés impassibles à l’énoncé du verdict, tout comme les familles présentes dans la salle, dans un silence pesant qui a accompagné la fin de ces cinq jours d’audience.
Le verdict est tombé dans la soirée, mardi. La cour condamne les deux principaux accusés à 15 ans de réclusion criminelle. Une peine de 12 ans est prononcée à l’encontre d’un troisième, et quatre ans d’emprisonnement dont trois assortis d’un sursis probatoire pour les deux mineurs. Les deux accusés condamnés à 15 ans de prison ont déjà effectué 34 mois de détention provisoire, soit environ 2 ans et 10 mois. Cette durée sera déduite de leur peine totale.
Aucune période de sûreté n’a été ordonnée par la cour. Les accusés majeurs sont maintenus en détention. Les mineurs, eux, n’ont pas été incarcérés à l’issue du jugement. Ils ont déjà purgé leur temps de détention pendant la procédure et seront suivis par la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) jusqu’à leurs 21 ans.
Le 24 septembre 2023, à Mataiea, le corps sans vie d’un homme de 33 ans avait été retrouvé sur un terrain vague au PK 46,3. La victime était ligotée aux mains et aux pieds, le visage tuméfié et recouvert en partie d’un “store trouvé dans les poubelles”, découverte qui avait immédiatement marqué les premières constatations des enquêteurs.
Il ressort du procès que les faits se sont déroulés dans un contexte de transaction de stupéfiants qui aurait dégénéré, après que la victime avait tenté de fuire avec la drogue. Le décès est intervenu à la suite d’une asphyxie consécutive à une clé de bras réalisée par deux des accusés majeurs, dans une scène décrite comme confuse et extrêmement violente. La défense a évoqué une “cacophonie”, avec une succession d’actions des différents accusés. Les magistrats sont revenus sur la violence des faits, décrite comme désorganisée. L’une des avocates des parties civiles a notamment cité “trois pages de descriptions d’hématomes” relevés lors de l’autopsie sur le corps de la victime. Des marques qui montrent bien l’intensité des coups portés avant le décès.
Plusieurs experts entendus au fil de l’instruction à l’audience ont également insisté sur un contexte baigné par de la consommation d’ice, au moment des faits. Cette drogue de synthèse, connue pour ses effets stimulants, aurait pu accentuer les tensions et altérer la perception des événements chez les accusés. “C’est un dossier malheureux de petit deal de quartier”, a résumé la défense, tout en reconnaissant l’extrême gravité de ce drame.
La question du déroulement exact des faits et des rôles de chacun est restée au centre des débats. La défense a contesté la thèse du guet-apens évoquée par les parties civiles, estimant qu’il s’agissait d’un enchaînement de violences sans préméditation ayant entrainé la mort de la victime, Noa. “Dire que c’était un guet-apens ou un acte prémédité, c’est dire complètement l’inverse de la réalité”, a plaidé l’un des avocats.
Dans ses réquisitions, l’avocat général a distingué plusieurs degrés d’implication. Pour le plus jeune des trois principaux accusés, il a retenu le rôle d’un “homme de main”, estimant qu’il avait participé aux coups et à l’immobilisation de la victime. À son encontre, il a requis 12 ans de réclusion criminelle assortis d’une période de sûreté de huit ans.
Des peines sans période de sûreté
Pour un second accusé, mis en cause dans la clé d’étranglement et dans la coordination de certaines actions au sol, 15 ans d’emprisonnement dont 10 ans de sûreté ont été requis.
Enfin, pour le troisième accusé majeur, présenté comme l’un des plus impliqués dans le contrôle du groupe et donc des faits, le parquet a requis 16 ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté de 10 ans, évoquant également un contexte de trafic de stupéfiants et la récupération de produits après les violences.
Les deux accusés mineurs au moment des faits ont, eux, été décrits comme plus en retrait mais impliqués dans la dynamique collective. L’avocat général a requis à leur encontre quatre ans d’emprisonnement dont trois assortis d’un sursis probatoire, estimant qu’ils avaient participé à l’immobilisation de la victime et au déplacement du corps après les faits, sans être à l’origine de l’escalade.
Les accusés reconnus coupables sont restés impassibles à l’énoncé du verdict, tout comme les familles présentes dans la salle, dans un silence pesant qui a accompagné la fin de ces cinq jours d’audience.
Le verdict est tombé dans la soirée, mardi. La cour condamne les deux principaux accusés à 15 ans de réclusion criminelle. Une peine de 12 ans est prononcée à l’encontre d’un troisième, et quatre ans d’emprisonnement dont trois assortis d’un sursis probatoire pour les deux mineurs. Les deux accusés condamnés à 15 ans de prison ont déjà effectué 34 mois de détention provisoire, soit environ 2 ans et 10 mois. Cette durée sera déduite de leur peine totale.
Aucune période de sûreté n’a été ordonnée par la cour. Les accusés majeurs sont maintenus en détention. Les mineurs, eux, n’ont pas été incarcérés à l’issue du jugement. Ils ont déjà purgé leur temps de détention pendant la procédure et seront suivis par la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) jusqu’à leurs 21 ans.
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