
La gratuité des cantines à Moorea aussi
Moorea, le 2 juin 2026 - Le président Moetai Brotherson a signé deux nouvelles conventions à Moorea, mardi, avec les collèges de Paopao et de Afareaitu afin d’instaurer la gratuité de la restauration scolaire. Avec ces deux établissements, 35 collèges ou lycées de Polynésie bénéficieront de ce dispositif dès la rentrée prochaine.
Le dispositif de la gratuité de la cantine scolaire, mis en place par un arrêté gouvernemental en mars dernier, vise à améliorer l’accès des élèves à une alimentation équilibrée et à soutenir la production locale, notamment les filières agricoles et de pêche. Pour l’instant, il concerne les établissements publics du second degré pour peu que ces derniers soient sous convention avec le Pays.
C’est dans ce contexte que le président Moetai Brotherson était en déplacement mardi à Moorea pour signer les conventions permettant aux collèges de Paopao et de Afareaitu de bénéficier de ce dispositif pour la rentrée scolaire 2026-2027. La première signature s’est déroulée dans la matinée au collège de Paopao.
Le président s’est ensuite rendu dans l’après-midi au collège de Afareaitu pour signer la dernière des 35 conventions prévues avec les établissements publics du secondaire. Les signatures se sont déroulées à l’issue d’une réunion d’information organisée avec les parents d’élèves dans les deux établissements de l’île Sœur, en présence d’Evans Haumani, le maire de la commune de Moorea-Maiao. Avec ce dispositif, tous les élèves inscrits comme demi-pensionnaires ou internes pourront bénéficier de la gratuité de la cantine, sans condition de ressources. Fixée à un montant forfaitaire de 9 900 francs par trimestre et par élève bénéficiaire, l’allocation sera versée directement aux établissements scolaires conventionnés. Elle reste cumulable avec les différentes aides déjà instaurées par le Pays, notamment via la Caisse de prévoyance sociale, pour renforcer le pouvoir d’achat des familles.
“Tous les enfants peuvent bénéficier de cette gratuité. Nous avons voulu ne pas faire de discrimination en fonction des revenus des parents parce que nous estimons que l’école est un lieu d’égalité”, a expliqué Moetai Brotherson. Cette mesure vise aussi à garantir à chaque élève une alimentation saine pendant sa journée d’école. “C'est important pour nous parce que tous nos enfants ne peuvent pas bénéficier de repas équilibrés tous les jours. Ça dépend beaucoup des conditions, à la fois familiales, des conditions économiques dans la famille. Mais aussi parfois – peut-être pas ici à Moorea – mais des conditions de transport. Quand vous devez faire 2 h 30 de route le matin pour venir à votre établissement scolaire, vous n'avez pas forcément le temps de prendre un petit déjeuner. Donc le déjeuner que vous allez prendre dans le collège est très souvent le seul repas équilibré que vous ferez dans la journée”, a-t-il observé.
Promotion des produits locaux
Les sommes allouées par le Pays à la couverture des dépenses de restauration visent également d’autres objectifs, tels que la promotion d’une alimentation plus saine, le soutien des agriculteurs et pêcheurs, avec la sécurisation de nouveaux débouchés pour leurs productions, ainsi que le maintien des élèves dans l’établissement durant les temps périscolaires, pour les éloigner des risques d’exposition aux drogues comme l’ice, qui touchent durement la jeunesse polynésienne.
“Ce dispositif établit aussi une transparence et une visibilité sur la demande. C'est-à-dire que, dès lors qu'on sait que la cantine est gratuite dans tous nos établissements scolaires, on sait combien d'élèves vont manger à la cantine. Cela permet d'avoir une vision claire de quelle quantité de produits on va avoir besoin de manière régulière. À partir du moment où cette demande est posée de manière claire, cela nous permet en amont d'organiser, de structurer la filière de production”, estime le président du Pays, qui a d’ailleurs confirmé que cette mesure a vocation à durer dans le temps . “Ce dispositif est cadré budgétairement pour pouvoir tenir sur autant d'années qu'il le faudra. Il n'y a pas de raison que cela s'arrête.”
Le coût du dispositif de gratuité des repas scolaires est estimé à près de deux milliards de francs par an pour l’ensemble des établissements publics du secondaire, financé à moitié par le Pays et à moitié par la hausse de la contribution de la CPS.
Après les établissements publics du secondaire, le gouvernement travaille désormais à l’extension du dispositif aux établissements privés. Des discussions sont également engagées avec les communes afin d’étudier une possible mise place de la gratuité des cantines dans les écoles primaires, qui dépendent des municipalités.
Le dispositif de la gratuité de la cantine scolaire, mis en place par un arrêté gouvernemental en mars dernier, vise à améliorer l’accès des élèves à une alimentation équilibrée et à soutenir la production locale, notamment les filières agricoles et de pêche. Pour l’instant, il concerne les établissements publics du second degré pour peu que ces derniers soient sous convention avec le Pays.
C’est dans ce contexte que le président Moetai Brotherson était en déplacement mardi à Moorea pour signer les conventions permettant aux collèges de Paopao et de Afareaitu de bénéficier de ce dispositif pour la rentrée scolaire 2026-2027. La première signature s’est déroulée dans la matinée au collège de Paopao.
Le président s’est ensuite rendu dans l’après-midi au collège de Afareaitu pour signer la dernière des 35 conventions prévues avec les établissements publics du secondaire. Les signatures se sont déroulées à l’issue d’une réunion d’information organisée avec les parents d’élèves dans les deux établissements de l’île Sœur, en présence d’Evans Haumani, le maire de la commune de Moorea-Maiao. Avec ce dispositif, tous les élèves inscrits comme demi-pensionnaires ou internes pourront bénéficier de la gratuité de la cantine, sans condition de ressources. Fixée à un montant forfaitaire de 9 900 francs par trimestre et par élève bénéficiaire, l’allocation sera versée directement aux établissements scolaires conventionnés. Elle reste cumulable avec les différentes aides déjà instaurées par le Pays, notamment via la Caisse de prévoyance sociale, pour renforcer le pouvoir d’achat des familles.
“Tous les enfants peuvent bénéficier de cette gratuité. Nous avons voulu ne pas faire de discrimination en fonction des revenus des parents parce que nous estimons que l’école est un lieu d’égalité”, a expliqué Moetai Brotherson. Cette mesure vise aussi à garantir à chaque élève une alimentation saine pendant sa journée d’école. “C'est important pour nous parce que tous nos enfants ne peuvent pas bénéficier de repas équilibrés tous les jours. Ça dépend beaucoup des conditions, à la fois familiales, des conditions économiques dans la famille. Mais aussi parfois – peut-être pas ici à Moorea – mais des conditions de transport. Quand vous devez faire 2 h 30 de route le matin pour venir à votre établissement scolaire, vous n'avez pas forcément le temps de prendre un petit déjeuner. Donc le déjeuner que vous allez prendre dans le collège est très souvent le seul repas équilibré que vous ferez dans la journée”, a-t-il observé.
Promotion des produits locaux
Les sommes allouées par le Pays à la couverture des dépenses de restauration visent également d’autres objectifs, tels que la promotion d’une alimentation plus saine, le soutien des agriculteurs et pêcheurs, avec la sécurisation de nouveaux débouchés pour leurs productions, ainsi que le maintien des élèves dans l’établissement durant les temps périscolaires, pour les éloigner des risques d’exposition aux drogues comme l’ice, qui touchent durement la jeunesse polynésienne.
“Ce dispositif établit aussi une transparence et une visibilité sur la demande. C'est-à-dire que, dès lors qu'on sait que la cantine est gratuite dans tous nos établissements scolaires, on sait combien d'élèves vont manger à la cantine. Cela permet d'avoir une vision claire de quelle quantité de produits on va avoir besoin de manière régulière. À partir du moment où cette demande est posée de manière claire, cela nous permet en amont d'organiser, de structurer la filière de production”, estime le président du Pays, qui a d’ailleurs confirmé que cette mesure a vocation à durer dans le temps . “Ce dispositif est cadré budgétairement pour pouvoir tenir sur autant d'années qu'il le faudra. Il n'y a pas de raison que cela s'arrête.”
Le coût du dispositif de gratuité des repas scolaires est estimé à près de deux milliards de francs par an pour l’ensemble des établissements publics du secondaire, financé à moitié par le Pays et à moitié par la hausse de la contribution de la CPS.
Après les établissements publics du secondaire, le gouvernement travaille désormais à l’extension du dispositif aux établissements privés. Des discussions sont également engagées avec les communes afin d’étudier une possible mise place de la gratuité des cantines dans les écoles primaires, qui dépendent des municipalités.
Hereiti Thième, parent d’élèves au collège de Paopao : “Cette aide nous soulage beaucoup”
“Franchement, la gratuité de la cantine nous allège fortement. Pour moi et mon mari, même si nous avons un revenu chacun de notre côté, ce n’est pas forcément facile tous les jours. On a beaucoup de dépenses à faire et cette aide nous soulage beaucoup. Moi qui suis dans la transformation agroalimentaire de poissons, je trouve ça tout à fait intéressant de pouvoir augmenter les quantités de produits locaux dans nos cantines. Ça peut être bénéfique pour nous qui sommes agro-transformateurs ou pour les autres agriculteurs. C’est un dispositif bénéfique pour notre emploi et pour faire profiter de ça à nos enfants surtout.”
Jean-Michel Haran, principal du collège de Paopao : “Une très bonne décision”
“En tant que principal de collège, je pense que c’est une excellente décision d’avoir mis ça en place parce que nos jeunes ont besoin d’avoir un repas garanti chaque jour. Le fait d’ouvrir aux classes moyennes, même si on sait que les boursiers ont la gratuité, va permettre à chaque élève d’avoir un repas gratuit chaque jour. Je pense que c’est une très bonne décision. C’est une décision qui, politiquement, fait l’unanimité ; tout le monde est d’accord là-dessus. C’est important que les enfants aient un bon repas équilibré chaque jour. Des difficultés, il y en a bien sûr de temps en temps, mais on a un fonds social qui est disponible avec une assistance sociale qui permet d’accompagner les familles qui ont des difficultés financières pour payer la cantine. Il faut faire la démarche de monter le dossier de fonds social, mais on a aussi des moyens pour accompagner les familles en grande difficulté pour payer les cantines.”
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