Une histoire de lumbago

Une histoire de lumbago

Une histoire de lumbago
Tahiti, le 7 juillet 2026 - Un agent de la DTPN a fait reconnaître son lumbago comme accident de service devant le tribunal administratif.
 
 
En début d’année 2025, un agent de la police nationale en poste depuis 1997 exerçant au sein de la direction territoriale de la police nationale (DTPN) depuis 2007 s’est dit être victime de harcèlement dans son travail, harcèlement qui, après une réunion houleuse avec son chef de service, lui aurait provoqué un lumbago. Arrêté par son médecin généraliste, l’agent sera absent de son poste pendant près de deux mois. “Au sortir d’une réunion houleuse avec son chef, il est allé se servir un verre d’eau à la fontaine à eau du service et a alors ressenti une très vive douleur au niveau des lombaires, caractérisant un lumbago”, est-il expliqué dans la requête de cet agent au tribunal administratif.
 
Car c’est devant la juridiction administrative que s’est aussi retrouvé le dossier de cet agent. En juin 2025, le haut-commissaire de la République en Polynésie française a refusé de reconnaître l’imputabilité au service de son accident survenu le 24 mars 2025, qui aurait alors permis de faire passer ce lumbago en accident du travail, dégageant l’agent de certaines charges de soins.
 
Face au tribunal, il a évoqué une injustice caractérisant le refus de l’administration de reconnaître les faits de harcèlement dont il a été victime en service par son supérieur et contestait le refus de reconnaissance, par l’administration, de l’imputabilité au service de sa blessure. “Il ressort des pièces du dossier qu’à la suite d’une réunion de service, le 24 mars 2025, au cours de laquelle l’agent dit avoir subi des propos rabaissants et insultants de la part du chef du STPJ, l’intéressé étant de grande taille, en voulant se servir un verre d’eau à la fontaine à eau en service, signalée trop basse à deux reprises sur le registre hygiène et sécurité, a ressenti en se baissant une très vive douleur au niveau des lombaires se retrouvant, dit-il, ‘coincé’ par un lumbago”, est-il expliqué dans la décision rendue ce mardi par le tribunal administratif.
 
Et le tribunal est allé dans le sens de l’agent en rendant sa décision, considérant qu’“étant intervenue sur le lieu et dans le temps de service, la blessure de l’agent, telle que décrite et examinée par les médecins, doit être regardée, au sens et pour l’application des dispositions de l’article L. 822-18 du code général de la fonction publique, comme assimilable à un accident imputable au service”.
 
Le tribunal administratif a finalement conclu que “le haut-commissaire de la République en Polynésie française a commis une erreur d’appréciation de la situation du requérant au regard de l’administration dont il relève”, et que les 777,65 euros que l’administration lui réclamait comme trop-perçu sur sa fiche de paie devaient être annulés.

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