
Des initiatives contre la précarité menstruelle
Tahiti, le 28 mai 2026 – À l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, ce jeudi, un atelier de couture pour confectionner des serviettes hygiéniques en tissu réutilisables était organisé par l’association Vahine Arata’i no Porinetia et la Ressourcerie de Mahina. Une action qui vise à lutter contre la précarité menstruelle.
Depuis 2014, la communauté internationale célèbre chaque 28 mai la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle. Une date qui n’a pas été choisie au hasard et qui fait référence aux 28 jours moyens d’un cycle menstruel et aux cinq jours moyens de règles.
À cette occasion, Vahine Arata’i no Porinetia et la Ressourcerie de Mahina ont uni leurs forces pour sensibiliser le public à un sujet encore largement tabou et synonyme de vulnérabilité pour de nombreuses filles et femmes (les personnes transgenres inclues) au Fenua : la précarité menstruelle. Pour aller encore plus loin, des ateliers de confection de serviettes hygiéniques en tissu réutilisables.
“On fait d’une pierre deux coups : c’est bon pour la solidarité et pour l’environnement”, résume Brice Tram Trong, responsable insertion à la Ressourcerie, engagée aux côtés de l’association pour cet événement financé en partie par la Direction des solidarités, de la famille et de l'égalité (DSFE).
À l’origine, l’action visait principalement les quartiers prioritaires. Ce jeudi matin, six femmes volontaires ont participé à un atelier de couture de serviettes hygiéniques lavables animé par Élodie Aoma Déco, adhérente de l’association, à la Ressourcerie de Mahina. Certaines participantes étaient orientées par les adultes relais de la ville, d’autres sont venues grâce aux réseaux sociaux.
Depuis 2014, la communauté internationale célèbre chaque 28 mai la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle. Une date qui n’a pas été choisie au hasard et qui fait référence aux 28 jours moyens d’un cycle menstruel et aux cinq jours moyens de règles.
À cette occasion, Vahine Arata’i no Porinetia et la Ressourcerie de Mahina ont uni leurs forces pour sensibiliser le public à un sujet encore largement tabou et synonyme de vulnérabilité pour de nombreuses filles et femmes (les personnes transgenres inclues) au Fenua : la précarité menstruelle. Pour aller encore plus loin, des ateliers de confection de serviettes hygiéniques en tissu réutilisables.
“On fait d’une pierre deux coups : c’est bon pour la solidarité et pour l’environnement”, résume Brice Tram Trong, responsable insertion à la Ressourcerie, engagée aux côtés de l’association pour cet événement financé en partie par la Direction des solidarités, de la famille et de l'égalité (DSFE).
À l’origine, l’action visait principalement les quartiers prioritaires. Ce jeudi matin, six femmes volontaires ont participé à un atelier de couture de serviettes hygiéniques lavables animé par Élodie Aoma Déco, adhérente de l’association, à la Ressourcerie de Mahina. Certaines participantes étaient orientées par les adultes relais de la ville, d’autres sont venues grâce aux réseaux sociaux.
De nombreuses femmes en précarité menstruelle
Élodie accompagne les participantes dans la fabrication de deux serviettes en tissu Ecotex, sans produits chimiques, accompagnées d’une pochette de rangement. Ces protections réutilisables affichent une durée de vie estimée à cinq ans. En France, une femme sur trois serait concernée par cette précarité. En Polynésie française, les inégalités sont jugées encore plus importantes, même si aucune donnée officielle n’existe pour le moment. Un constat qui pousse les associations à se mobiliser. “Venez apprendre”, encourage la Ressourcerie sur sa page Facebook. Tiare, habitante de Mahina, ne regrette pas d'être venue. “Pour la majorité, la couture n’était pas innée”, sourit Jeanne Lecourt, présidente de l’association Vahine Arata’i no Porinetia.
L'une des participantes confie avec humour : “Je sais coudre mais je ne sais pas faire endroit contre endroit.” Une modestie qui cache un vrai savoir-faire puisqu’elle est également encadrante en électronique à la ressourcerie et répare les machines à coudre utilisées pendant cet atelier. Parmi les six femmes présentes, certaines viennent du quartier. Trois maisons de quartier existent actuellement à Mahina et une dizaine à Papeete, offrant des relais importants pour ce type d’initiatives locales que souhaitent multiplier la Ressourcerie et l’association Vahine Arata’i no Porinetia.
Au-delà des ateliers, la présidente de l’association a également présenté ce jeudi aux ministres, lors de la séance à l’assemblée, un nouveau jeu de sensibilisation créé cette année autour des règles, intitulé “Le jeu des Règles pour en parler Sang Tabou”, avec lequel de nombreux lots seront à gagner à la fin du mois. Toutes les mairies du territoire ont reçu l’affiche afin de relayer l’information.
L'une des participantes confie avec humour : “Je sais coudre mais je ne sais pas faire endroit contre endroit.” Une modestie qui cache un vrai savoir-faire puisqu’elle est également encadrante en électronique à la ressourcerie et répare les machines à coudre utilisées pendant cet atelier. Parmi les six femmes présentes, certaines viennent du quartier. Trois maisons de quartier existent actuellement à Mahina et une dizaine à Papeete, offrant des relais importants pour ce type d’initiatives locales que souhaitent multiplier la Ressourcerie et l’association Vahine Arata’i no Porinetia.
Au-delà des ateliers, la présidente de l’association a également présenté ce jeudi aux ministres, lors de la séance à l’assemblée, un nouveau jeu de sensibilisation créé cette année autour des règles, intitulé “Le jeu des Règles pour en parler Sang Tabou”, avec lequel de nombreux lots seront à gagner à la fin du mois. Toutes les mairies du territoire ont reçu l’affiche afin de relayer l’information.
Des distributeurs de serviettes hygiéniques
Absentéisme scolaire, recours à des produits non adaptés faute de moyens, difficultés d’accès aux protections et aux antidouleurs… Le coût des règles représente en moyenne entre 1 000 et 2 000 francs par mois, soit jusqu’à 20 000 francs par an. Un budget conséquent pour de nombreuses jeunes femmes en situation de précarité.
Depuis plusieurs années, le programme “Changeons les règles” est déployé dans les établissements scolaires et internats du Fenua. Soutenue par la DSFE et des fonds privés, cette initiative vise à lutter contre la précarité menstruelle et s’inscrit désormais dans une dynamique d’extension vers le milieu professionnel.
Aujourd’hui, des protections hygiéniques sont déjà mises à disposition gratuitement dans les collèges et lycées de Tahiti. Vingt-et-un distributeurs ont été installés sur l’île, permettant un accès direct et sans frais pour les élèves concernées. Le dispositif pourrait prochainement être étendu aux autres îles du territoire, afin de renforcer l’égalité d’accès aux protections périodiques sur l’ensemble du pays.
Pour aller plus loin dans l’aide apportée aux jeunes femmes sans ressources, l’association Vahine Arata’i no Porinetia souhaite désormais développer un projet dans cette lignée. “L’idée avec la Ressourcerie, c’est carrément de déposer un brevet et de fabriquer des distributeurs en bois de serviettes hygiéniques”, explique l’équipe organisatrice. Une volonté qui devrait prochainement se concrétiser avec le dépôt d’un dossier dans le cadre d’un appel d’offres.
Les associations espèrent également convaincre davantage d’entreprises accueillant du public – brasseries, établissements de nuit ou autres commerces – d’installer des distributeurs gratuits afin de banaliser l’accès aux protections hygiéniques et poursuivre la lutte contre la précarité menstruelle au Fenua. Pour l'heure, seuls quelques établissements jouent le jeu.
Depuis plusieurs années, le programme “Changeons les règles” est déployé dans les établissements scolaires et internats du Fenua. Soutenue par la DSFE et des fonds privés, cette initiative vise à lutter contre la précarité menstruelle et s’inscrit désormais dans une dynamique d’extension vers le milieu professionnel.
Aujourd’hui, des protections hygiéniques sont déjà mises à disposition gratuitement dans les collèges et lycées de Tahiti. Vingt-et-un distributeurs ont été installés sur l’île, permettant un accès direct et sans frais pour les élèves concernées. Le dispositif pourrait prochainement être étendu aux autres îles du territoire, afin de renforcer l’égalité d’accès aux protections périodiques sur l’ensemble du pays.
Pour aller plus loin dans l’aide apportée aux jeunes femmes sans ressources, l’association Vahine Arata’i no Porinetia souhaite désormais développer un projet dans cette lignée. “L’idée avec la Ressourcerie, c’est carrément de déposer un brevet et de fabriquer des distributeurs en bois de serviettes hygiéniques”, explique l’équipe organisatrice. Une volonté qui devrait prochainement se concrétiser avec le dépôt d’un dossier dans le cadre d’un appel d’offres.
Les associations espèrent également convaincre davantage d’entreprises accueillant du public – brasseries, établissements de nuit ou autres commerces – d’installer des distributeurs gratuits afin de banaliser l’accès aux protections hygiéniques et poursuivre la lutte contre la précarité menstruelle au Fenua. Pour l'heure, seuls quelques établissements jouent le jeu.
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