Edouard Fritch appelle au « bien-vivre ensemble », « l’une des grandes priorités des années à venir »

Edouard Fritch appelle au « bien-vivre ensemble », « l’une des grandes priorités des années à venir »

« Il y a des sujets qui dépassent les débats politiques, des sujets qui concernent chacune de nos familles, chacune de nos communes, chacune de nos îles. Je veux vous parler de ce qui fait la véritable richesse de notre pays (…) Je veux vous parler de notre capacité à vivre ensemble », explique le président du Tapura Huiraatira dans cette vidéo.

« La force d’un peuple ne se mesure pas seulement à la richesse de son économie, à la modernité de ses infrastructures. Elle se mesure à la confiance que les hommes et les femmes se portent, au respect qu’ils se témoignent et à leur volonté de construire un avenir commun », poursuit-il, estimant qu’aucune « société ne peut avancer durablement lorsqu’elle se divise ».

« Le bien-vivre ensemble n’est pas une idée abstraite. C’est une responsabilité. Et je veux en faire l’une des grandes priorités des années à venir », ajoute Edouard Fritch.

Il demande ensuite « à celles et ceux qui choisissent de venir parmi nous », d’arriver « avec le cœur ouvert » : « Laissez aux frontières de notre océan les divisions, vos habitudes d’ailleurs, vos préjugés, les oppositions stériles qui fracturent tant de sociétés. Ici, nous vous demandons une seule chose. Respectez ce que nous sommes. Respectez notre culture, notre histoire (…) Alors, vous trouvez tout naturellement votre place parmi nous ».

« Notre hospitalité est immense, mais elle repose sur un équilibre fragile, patiemment construit par des générations de Polynésiens. Cet équilibre, nous avons le droit et le devoir de le préserver », dit l’ancien président du Pays avant de s’adresser aux Polynésiens de souche et d’adoption.

« Depuis quelque temps, les réseaux sociaux donnent parfois le pire de nous-mêmes. Les jugements y vont plus vite que les faits. Les accusations plus vite que les solutions. Les divisions plus vite que le dialogue. Ce n’est pas la Polynésie que j’aime », déplore-t-il.

« Je refuse que nos enfants grandissent dans une société où l’on apprend d’abord à se méfier des autres. Pendant que certains alimentent les querelles, d’autres travaillent, d’autres entreprennent, d’autres investissent, innovent et bâtissent. Ce sont eux qui font avancer notre pays », explique-t-il encore.

« Je pose une question à chacun d’entre nous. Pourquoi pas nous ? Pourquoi le Polynésien ne serait-il pas celui qui crée l’entreprise de demain ? (…)  Notre avenir ne se construira jamais dans la plainte (…)  Je vois des Polynésiens réussir partout dans le monde (…) Je vois des jeunes devenir ingénieurs, entrepreneurs, médecins, sportifs, artistes ou chefs d’entreprises (…) Ils nous rappellent que notre identité n’est pas une limite, mais elle est une force », souligne encore Edouard Fritch qui appellent à mener des « combats là où ils sont utiles ». 

« Vivre ensemble ne signifie pas penser tous de la même manière. Vivre ensemble, c’est aussi accepter nos différences tout en gardant le même cap. Être polynésien, ce n’est pas seulement être né sur cette terre, mais c’est aimer ce pays, suffisamment pour vouloir le transmettre plus fort à nos enfants. C’est tendre la main avant de montrer du doigt », conclut-il.

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