
Le Dory 2 : “il y a deux poids deux mesures”
Tahiti le 23 août 2026 – Débuts difficiles pour le Dory 2. Après avoir été bloqué pendant 14 heures par les remorqueurs du port autonome en rade de Papeete, vendredi, le cargo mixte a enfin pu se mettre à quai samedi matin, à Motu Uta devant son hangar pour y débuter les opérations de chargement du fret. L’armateur se démène pour pouvoir y embarquer jusqu’à 140 passagers, en dépit de l’obligation qui lui est opposée de procéder à ces opérations depuis le terminal de croisière.
Vendredi vers 17 heures le Dory 2 quitte le quai de Papeete pour se rendre à Motu Uta et y débuter les opérations de chargement du fret en vue d’un appareillage lundi. Mais faute d’autorisation officielle pour se positionner à quai, deux remorqueurs du port autonome lui bloquent l’accès… jusqu’à samedi matin.
Et le dénouement ne sera rendu possible que grâce à l’armateur du Maris-Stella. Le secrétaire général du groupe Degage, Christian Ratinassamy, ne cache pas son soulagement. “Il a eu la gentillesse de venir me voir ce matin, pour savoir, si on a eu une décision du Pays. Malheureusement, je lui ai répondu que je n'ai eu ni un coup de téléphone, ni rien.”
C’est ainsi que l’armateur du Maris-Stella a décidé de déplacer son navire pour libérer la place à quai, avec l’accord de la capitainerie du port autonome. “Il m'a dit, ‘Vous allez pouvoir prendre notre place et embarquer votre fret’.” Les hangars de stockage des deux compagnies sont en effet mitoyens, sur la digue de Motu Uta.
Vendredi vers 17 heures le Dory 2 quitte le quai de Papeete pour se rendre à Motu Uta et y débuter les opérations de chargement du fret en vue d’un appareillage lundi. Mais faute d’autorisation officielle pour se positionner à quai, deux remorqueurs du port autonome lui bloquent l’accès… jusqu’à samedi matin.
Et le dénouement ne sera rendu possible que grâce à l’armateur du Maris-Stella. Le secrétaire général du groupe Degage, Christian Ratinassamy, ne cache pas son soulagement. “Il a eu la gentillesse de venir me voir ce matin, pour savoir, si on a eu une décision du Pays. Malheureusement, je lui ai répondu que je n'ai eu ni un coup de téléphone, ni rien.”
C’est ainsi que l’armateur du Maris-Stella a décidé de déplacer son navire pour libérer la place à quai, avec l’accord de la capitainerie du port autonome. “Il m'a dit, ‘Vous allez pouvoir prendre notre place et embarquer votre fret’.” Les hangars de stockage des deux compagnies sont en effet mitoyens, sur la digue de Motu Uta.
“Deux poids deux mesures”
Le caboteur flambant neuf doit appareiller à 14 heures, lundi, pour sa première rotation aux Tuamotu. Le navire peut accueillir jusqu’à 140 passagers. En principe, ils doivent embarquer au départ du terminal de croisière, à l’instar du Aranui. L’armateur se bat pour obtenir une dérogation. Car pour Christian Ratinassamy “il y a bien, à la base, deux poids, deux mesures, puisqu'on nous impose d'aller au terminal de croisière, alors que le Tuhaa Pae continue aujourd'hui encore à embarquer ses passagers depuis Motu Uta”. Pas question pour le Dory 2 d’aller au terminal de croisière, insiste-t-il : “payer 30 millions de prestations à l'année, on n'a pas les moyens. Cette charge n'a pas été budgétisée.”
Une demande d’obtention du code International Ship and Port Security (ISPS) relative à la sûreté portuaire et maritime a été déposée par le Dory 2 auprès des services du haut-commissariat pour appuyer cette demande de dérogation. “On a fait le nécessaire pour instruire un dossier pour avoir notre zone ISPS ici à Motu Uta, et répondre aux obligations de sûreté” et permettre l’embarquement de ses passagers depuis son quai. Il souligne aussi que les autres bateaux “n'ont pas encore fait les formalités. Nous sommes les premiers”.
Une demande d’obtention du code International Ship and Port Security (ISPS) relative à la sûreté portuaire et maritime a été déposée par le Dory 2 auprès des services du haut-commissariat pour appuyer cette demande de dérogation. “On a fait le nécessaire pour instruire un dossier pour avoir notre zone ISPS ici à Motu Uta, et répondre aux obligations de sûreté” et permettre l’embarquement de ses passagers depuis son quai. Il souligne aussi que les autres bateaux “n'ont pas encore fait les formalités. Nous sommes les premiers”.
Dory 1, “source de tensions avec le port”
Pour Christian Ratinassamy, la “source de tensions” liée au litige avec l’administration du port concernant l’immobilisation au quai de transit depuis plusieurs mois du Dory 1 explique cette attitude de l’établissement public. Mais il regrette cette situation. La justice a ordonné mi-juillet, sous astreinte, à l’armateur de retirer ce vieux navire et de libérer le quai de transit. Mais, “à un moment donné, il faut avancer. Il ne faut pas rester sur les passifs”, défend Christian Ratinassamy. En effet, rappelle-t-il, le groupe Degage a investi pour assurer la desserte des Tuamotu-Ouest avec, “pour la population et pour la première fois, un cargo mixte. On continue à avancer, et les passifs se règlent avec le temps. On ne peut pas tout régler en une seule journée”.
Le groupe a proposé “différentes solutions” mais le port autonome “n'a malheureusement donné aucun retour favorable à toutes nos propositions”. Il estime aujourd’hui être “devant un mur” alors qu’il a besoin du port pour résoudre certains problèmes “d’ordre logistique”. Face à cela et au silence du gouvernement, le secrétaire général du groupe Degage éprouve “un sentiment de frustration, d'injustice, et d'abandon de la population”.
Contacté, le ministre en charge de l’Équipement n’a pas répondu à nos sollicitations.
Le groupe a proposé “différentes solutions” mais le port autonome “n'a malheureusement donné aucun retour favorable à toutes nos propositions”. Il estime aujourd’hui être “devant un mur” alors qu’il a besoin du port pour résoudre certains problèmes “d’ordre logistique”. Face à cela et au silence du gouvernement, le secrétaire général du groupe Degage éprouve “un sentiment de frustration, d'injustice, et d'abandon de la population”.
Contacté, le ministre en charge de l’Équipement n’a pas répondu à nos sollicitations.
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