Lutte contre les trafics de stupéfiants : la Polynésie française franchit une nouvelle étape avec la signature d’une convention entre la CPS et les forces de sécurité intérieure

Lutte contre les trafics de stupéfiants : la Polynésie française franchit une nouvelle étape avec la signature d’une convention entre la CPS et les forces de sécurité intérieure

Le Président de la Polynésie française, en présence de la représentante du Haut-Commissaire, a présidé ce jour la signature d’une convention entre la Caisse de Prévoyance Sociale et les forces de sécurité intérieure (Police nationale et Gendarmerie).

Cette convention ouvre aux enquêteurs habilités un accès direct aux données d’état civil de la CPS, dans le cadre strict de procédures judiciaires autorisées. Elle supprime des délais administratifs qui freinaient jusqu’ici l’avancement des investigations et l’obtention des autorisations judiciaires nécessaires.

Les données concernées sont exclusivement de nature administrative, le secret médical est intégralement préservé et les accès sont tracés et encadrés.

Cette signature s’ajoute à un ensemble de mesures déjà engagées par le Gouvernement du Pays, sous la coordination du délégué interministériel dédié aux addictions, avec notamment le recrutement de deux chargés de mission spécialisés, le déploiement du dispositif ELSA aux urgences, l’arrivée d’un troisième médecin addictologue au CPSA, l’ouverture du pôle de santé mentale, le soutien aux dispositifs de postcure, la formation des infirmiers scolaires à la détection précoce et enfin, la signature en octobre 2025 de la convention COTAF contre le blanchiment et les flux financiers liés aux trafics.

D’autres mesures sont en cours d’élaboration et seront annoncées dès leur aboutissement.

Le gouvernement invite chaque citoyen qui aurait connaissance d’un trafic ou d’un nouveau mode de consommation à en informer directement les autorités judiciaires ou sanitaires. Ce signalement peut rester anonyme et il est autrement plus efficace qu’une diffusion sur les réseaux sociaux, qui risque d’alerter ceux que l’on cherche à dénoncer et de compromettre des enquêtes en cours.

Le Pays agit ainsi avec détermination aux côtés des services de l’État, pour lutter contre tous les trafics.