Condition féminine : une enquête dans les 5 archipels et un projet de confédération des associations

Condition féminine : une enquête dans les 5 archipels et un projet de confédération des associations

C’est à la bibliothèque de l’Université de la Polynésie française que l’association Vahine Arata’i no Porinetia a donné le coup d’envoi du mois de mars consacré aux droits des femmes. Une matinée d’échanges et de conférences marquée par la restitution d’une enquête consacrée à la condition féminine au fenua.

Cette étude, initiée en mars 2025 lors d’un séminaire réunissant plus d’une centaine de femmes issues des cinq archipels, a été menée avec 62 associations et groupes informels de femmes. Elle vise à mieux comprendre les réalités vécues dans les îles, des Marquises aux Australes, et à identifier les attentes exprimées sur le terrain.

« Nous avons fait la restitution de cette enquête. Qu’est-ce que les associations ont exprimé comme demande, et qu’est-ce que les femmes de tous les archipels, qu’est-ce que les femmes des archipels demandent (…) ? Je voudrais ici rappeler un verbatim de l’association de Rurutu, qui nous a dit, et moi j’ai adoré cette phrase, « nous ne demandons pas l’assistanat, nous demandons les moyens d’agir » indique Jeanne Lecourt, présidente de l’association Vahine Arata’i no Porinetia.

Au-delà du constat, les conclusions de l’enquête esquissent déjà des pistes d’action. Parmi les recommandations : la création d’une confédération des associations de femmes, afin de mieux coordonner les initiatives et de porter une voix commune à l’échelle du territoire.

Pour la vice-présidente et ministre des Solidarités, l’enjeu est aussi de réduire les inégalités entre les archipels et d’éviter l’isolement des femmes vivant dans les îles éloignées. « J’ai fait venir une centaine de femmes de toutes les îles, des archipels éloignés, ce qui a contribué à réunir environ 62 associations parce que mon idée, c’est vraiment d’inclure toutes les femmes, qu’elles soient des Tuamotu, qu’elles soient des Marquises ou des Australes ou de Tahiti, il faut qu’elles soient sur le même pied d’égalité sociale et solidaire, moi j’y tiens. Et j’ai demandé justement à l’association « Vahine Arata’i » d’effectuer ce regroupement, de m’aider à mettre en place des actions et surtout une enquête sociale concernant la condition féminine à Maohi Nui, ça a été important pour moi comme travail«  explique Chantal Minarii Galenon, vice-présidente, ministre des Solidarités, en charge de la Condition féminine.

Intitulée « Voix de femmes, forces d’avenir », cette rencontre marque le début d’un mois d’actions et d’événements destinés à promouvoir les droits des femmes et à valoriser leurs initiatives à travers la Polynésie.

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