Nouvelle-Calédonie: 2.500 manifestants à Nouméa pour réclamer le dégel du corps électoral

Nouméa, France | AFP | mardi 31/03/2026 - Environ 2.500 personnes se sont rassemblées mardi devant le Haut-Commissariat de Nouméa à l'appel de l'association Un cœur une voix, qui milite pour un dégel total du corps électoral en Nouvelle-Calédonie, à la veille de l'examen à l'Assemblée nationale d'un projet de réforme constitutionnelle sur l'avenir du territoire.
La plupart des responsables non-indépendantistes avaient répondu à l'appel.
Interrogé sur les revendications du collectif, Raphaël Romano, le président d'Un cœur une voix, a expliqué qu'il demandait "un corps électoral totalement ouvert" en Nouvelle-Calédonie, tout en se disant prêt à un compromis. "Si les Calédoniens choisissent dix ans (de résidence, ndlr), ça sera dix ans", a-t-il déclaré à l'AFP.
Depuis 2007, le corps électoral de Nouvelle-Calédonie est dit "gelé" pour les élections provinciales, desquelles dépendent la formation du gouvernement. Elles sont réservées aux personnes installées sur le Caillou avant 1998 et leurs descendants.
Les non-indépendantistes militent pour l'assouplissement de ce gel du corps électoral, qu'ils jugent discriminatoire, ce à quoi sont opposés les indépendantistes qui craignent que l'ouverture du corps électoral dilue le poids du peuple kanak.
La mobilisation intervenait à la veille du projet de réforme constitutionnelle destiné à mettre en œuvre l'accord de Bougival, qui prévoit notamment la création d'un "État de Nouvelle-Calédonie" inscrit dans la Constitution et d'une citoyenneté calédonienne, mais aussi une modification du corps électoral.
Adopté au Sénat le 24 février, le projet de réforme constitutionnelle est toutefois mal engagé à l'Assemblée nationale où l'ensemble des partis de gauche et le Rassemblement national s'y sont déclarés opposés.
Raphaël Romano a également plaidé pour que les parlementaires remettent "les clés de la boutique aux Calédoniens" en cas d'échec du texte à l'Assemblée, c'est à dire qu'ils se prononcent eux-mêmes sur le texte issu de l'accord de Bougival via une consultation, une option partagée par plusieurs responsables politiques non-indépendantistes.
Les élections provinciales (prévues au plus tard en juin 2026 si la réforme constitutionnelle échoue) "ne se tiendront pas avec un corps électoral gelé", ont martelé les manifestants.
Parmi les participants, Olivier Surgent, 52 ans, installé sur le territoire depuis 1998, a expliqué se mobiliser contre "un déni de démocratie", estimant qu'"on ne construit pas une société en excluant des gens, mais en les intégrant".
Le FLNKS, principal mouvement indépendantiste, a de son côté appelé à une mobilisation mercredi à Koné (nord) pour s'opposer au dégel du corps électoral.
La question du corps électoral avait été à l'origine de graves émeutes en mai 2024 qui ont fait 14 morts et plongé l'économie locale dans la crise.
La plupart des responsables non-indépendantistes avaient répondu à l'appel.
Interrogé sur les revendications du collectif, Raphaël Romano, le président d'Un cœur une voix, a expliqué qu'il demandait "un corps électoral totalement ouvert" en Nouvelle-Calédonie, tout en se disant prêt à un compromis. "Si les Calédoniens choisissent dix ans (de résidence, ndlr), ça sera dix ans", a-t-il déclaré à l'AFP.
Depuis 2007, le corps électoral de Nouvelle-Calédonie est dit "gelé" pour les élections provinciales, desquelles dépendent la formation du gouvernement. Elles sont réservées aux personnes installées sur le Caillou avant 1998 et leurs descendants.
Les non-indépendantistes militent pour l'assouplissement de ce gel du corps électoral, qu'ils jugent discriminatoire, ce à quoi sont opposés les indépendantistes qui craignent que l'ouverture du corps électoral dilue le poids du peuple kanak.
La mobilisation intervenait à la veille du projet de réforme constitutionnelle destiné à mettre en œuvre l'accord de Bougival, qui prévoit notamment la création d'un "État de Nouvelle-Calédonie" inscrit dans la Constitution et d'une citoyenneté calédonienne, mais aussi une modification du corps électoral.
Adopté au Sénat le 24 février, le projet de réforme constitutionnelle est toutefois mal engagé à l'Assemblée nationale où l'ensemble des partis de gauche et le Rassemblement national s'y sont déclarés opposés.
Raphaël Romano a également plaidé pour que les parlementaires remettent "les clés de la boutique aux Calédoniens" en cas d'échec du texte à l'Assemblée, c'est à dire qu'ils se prononcent eux-mêmes sur le texte issu de l'accord de Bougival via une consultation, une option partagée par plusieurs responsables politiques non-indépendantistes.
Les élections provinciales (prévues au plus tard en juin 2026 si la réforme constitutionnelle échoue) "ne se tiendront pas avec un corps électoral gelé", ont martelé les manifestants.
Parmi les participants, Olivier Surgent, 52 ans, installé sur le territoire depuis 1998, a expliqué se mobiliser contre "un déni de démocratie", estimant qu'"on ne construit pas une société en excluant des gens, mais en les intégrant".
Le FLNKS, principal mouvement indépendantiste, a de son côté appelé à une mobilisation mercredi à Koné (nord) pour s'opposer au dégel du corps électoral.
La question du corps électoral avait été à l'origine de graves émeutes en mai 2024 qui ont fait 14 morts et plongé l'économie locale dans la crise.
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