“Former des citoyens ancrés dans leurs racines”

Tahiti le 13 février 2026 – La nouvelle ministre de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la culture a trois priorités : le transport, le calendrier scolaire et le bâtis des établissements scolaires pour “mener les enfants à la réussite”. Il n’est pas question pour elle de “dissocier” ses trois portefeuilles car, affirme-t-elle, “c'est un cap commun, avec une stratégie commune, et des fonctions différentes, mais qui vise tout simplement à former des femmes et des hommes citoyens éclairés, debout, confiants, compétents, ancrés dans leurs racines”.
Samantha Bonet Tirao remplace Ronny Teriipaia au ministère, de l’Éducation de l’Enseignement supérieur et de la Culture. Cette conseillère pédagogique spécialisée en langue et culture polynésienne, qui collaborait jusqu’à présent en tant que chargée de mission au sein du ministère de Ronny Teriipaia, a été présentée vendredi matin lors d’une conférence de presse. Le président Moetai Brotherson a d’ailleurs pris un instant pour “remercier” le ministre sortant, “pour ce qu’il a fait et l’énergie qu’il a donnée au service du Pays”. Quant à Samantha Bonet Tirao, elle a assuré vouloir “poursuivre ce qui a été engagé”.
Samantha Bonet Tirao remplace Ronny Teriipaia au ministère, de l’Éducation de l’Enseignement supérieur et de la Culture. Cette conseillère pédagogique spécialisée en langue et culture polynésienne, qui collaborait jusqu’à présent en tant que chargée de mission au sein du ministère de Ronny Teriipaia, a été présentée vendredi matin lors d’une conférence de presse. Le président Moetai Brotherson a d’ailleurs pris un instant pour “remercier” le ministre sortant, “pour ce qu’il a fait et l’énergie qu’il a donnée au service du Pays”. Quant à Samantha Bonet Tirao, elle a assuré vouloir “poursuivre ce qui a été engagé”.
“Un cap commun”
Pour mener à bien les projets et les réformes cette dernière compte bien “impliquer tout le monde” et pas question pour elle de dissocier ses trois portefeuilles. “C'est un cap commun, avec une stratégie commune, et des fonctions différentes, mais qui vise tout simplement à former des femmes et des hommes, citoyens éclairés, debout, confiants, compétents, ancrés dans leurs racines.”
Samantha Bonet Tirao a d’ores et déjà annoncé qu’elle a trois chantiers prioritaires : le transport scolaire, le calendrier scolaire et le bâtis des établissements scolaires “parce qu'autrement, on ne peut pas mener les enfants à la réussite”, estime-t-elle.
Pour la nouvelle ministre “un enfant qui apprend bien doit être dans un environnement qui protège, en sécurité. C'est une priorité”. Elle a d’ailleurs salué vendredi le travail des “ressources humaines”, sans qui, dit-elle, “on ne peut pas aller loin”.
La ministre dit également attacher beaucoup d’importance à ce que les étudiants polynésiens en formation à l’étranger soient accompagnés par le Pays afin qu’ils puissent ensuite, après leurs études, revenir au Fenua pour “contribuer et se sentir utiles au Pays”.
Concernant la problématique du transport scolaire, notamment à Moorea, la ministre assure avoir “entendu les tensions”. Elle considère ce service public comme une priorité car “ on ne peut pas demander aux élèves de réussir, si on n'a pas assuré ce qui permet à nos élèves de rejoindre leur école”. Une réunion de travail centrée sur la problématique du transport scolaire était d’ailleurs prévue vendredi, à l’issue de la conférence de presse.
Samantha Bonet Tirao a d’ores et déjà annoncé qu’elle a trois chantiers prioritaires : le transport scolaire, le calendrier scolaire et le bâtis des établissements scolaires “parce qu'autrement, on ne peut pas mener les enfants à la réussite”, estime-t-elle.
Pour la nouvelle ministre “un enfant qui apprend bien doit être dans un environnement qui protège, en sécurité. C'est une priorité”. Elle a d’ailleurs salué vendredi le travail des “ressources humaines”, sans qui, dit-elle, “on ne peut pas aller loin”.
La ministre dit également attacher beaucoup d’importance à ce que les étudiants polynésiens en formation à l’étranger soient accompagnés par le Pays afin qu’ils puissent ensuite, après leurs études, revenir au Fenua pour “contribuer et se sentir utiles au Pays”.
Concernant la problématique du transport scolaire, notamment à Moorea, la ministre assure avoir “entendu les tensions”. Elle considère ce service public comme une priorité car “ on ne peut pas demander aux élèves de réussir, si on n'a pas assuré ce qui permet à nos élèves de rejoindre leur école”. Une réunion de travail centrée sur la problématique du transport scolaire était d’ailleurs prévue vendredi, à l’issue de la conférence de presse.
La culture, “socle de cohésion”
Samantha Bonet Tirao a plaidé vendredi matin en faveur d’une culture qu’elle présente comme “le socle de cohésion qui réunit l'intergénérationnel en lien avec le sport, en lien avec la jeunesse, mais aussi avec la santé et l'environnement”. Une culture qui “ne s'arrête pas qu'aux traditions” mais qui intègre “tous ces savoirs autochtones et (…) tout ce que nous savons faire de bien et de beau en Polynésie”. Elle se dit favorable à la vulgarisation de notre culture afin qu’un “maximum” de la population se “l’approprie et qu'on construise avec ce qu'on sait faire de mieux pour aller plus loin, chez nous, mais aussi dans le monde”.
Après les écoles bilingues, ou encore les deux heures d'enseignement du reo dans le secondaire, Samantha Bonet Tirao compte “déployer ces dispositifs progressivement” en valorisant d’abord toutes les langues du Fenua, avec le français et l'anglais. “Nos élèves baignent dans cet environnement où les langues se côtoient, donc on ne peut pas travailler sans ces langues.”
Cela passe par la formation des enseignants. Elle annonce d’ailleurs que “l'objectif maintenant, c'est de l'ouvrir aux autres langues polynésiennes, puisqu'en tahitien, on a expérimenté, et ça fonctionne. Il faut maintenant bâtir une ingénierie qui va permettre d'impliquer un maximum d'archipels, progressivement”. Un travail qui ne peut se faire sans les familles, comme elle le souligne : “La réussite des élèves, c'est un projet sociétal. Et dans la société, il y a bien évidemment nos familles.”
Samantha Bonet Tirao a aussi tenu à préciser que toutes ces propositions sont des “recommandations de rapports de 2004 et de 2008 (…). Je poursuis la mise en œuvre, toujours basée sur la recherche, parce qu'elle permet d'éclairer la manière de faire avec quels moyens, et surtout, dans quelle progression. Il faut aller étape par étape. Et je poursuis le chantier”.
Après les écoles bilingues, ou encore les deux heures d'enseignement du reo dans le secondaire, Samantha Bonet Tirao compte “déployer ces dispositifs progressivement” en valorisant d’abord toutes les langues du Fenua, avec le français et l'anglais. “Nos élèves baignent dans cet environnement où les langues se côtoient, donc on ne peut pas travailler sans ces langues.”
Cela passe par la formation des enseignants. Elle annonce d’ailleurs que “l'objectif maintenant, c'est de l'ouvrir aux autres langues polynésiennes, puisqu'en tahitien, on a expérimenté, et ça fonctionne. Il faut maintenant bâtir une ingénierie qui va permettre d'impliquer un maximum d'archipels, progressivement”. Un travail qui ne peut se faire sans les familles, comme elle le souligne : “La réussite des élèves, c'est un projet sociétal. Et dans la société, il y a bien évidemment nos familles.”
Samantha Bonet Tirao a aussi tenu à préciser que toutes ces propositions sont des “recommandations de rapports de 2004 et de 2008 (…). Je poursuis la mise en œuvre, toujours basée sur la recherche, parce qu'elle permet d'éclairer la manière de faire avec quels moyens, et surtout, dans quelle progression. Il faut aller étape par étape. Et je poursuis le chantier”.
“Nos relations ont toujours été cordiales” avec l’État
“Avec l'État, et plus particulièrement le vice-rectorat, je travaille depuis de nombreuses d'années. Nos relations ont toujours été cordiales, tant sur le plan pédagogique que structurel, avec des réunions qui nous ont permis de faire avancer les choses. Nous avons une convention État-Pays, donc chacun apporte ses compétences.
Je sais ce que je veux pour les enfants. Nous savons ce que nous voulons pour l'Éducation. Il s'agira de poursuivre les échanges avec diplomatie et stratégie. Je pense que ce sont des qualités que je peux mettre au service des négociations et de la réussite de nos enfants.
C'est notre seule priorité. Vous avez compris, je pense, le cap : les langues et cultures polynésiennes, c'est un incontournable. Il y a d'autres sujets que j'aurai l'opportunité de partager avec [le vice-recteur] quand je le rencontrerai”
Je sais ce que je veux pour les enfants. Nous savons ce que nous voulons pour l'Éducation. Il s'agira de poursuivre les échanges avec diplomatie et stratégie. Je pense que ce sont des qualités que je peux mettre au service des négociations et de la réussite de nos enfants.
C'est notre seule priorité. Vous avez compris, je pense, le cap : les langues et cultures polynésiennes, c'est un incontournable. Il y a d'autres sujets que j'aurai l'opportunité de partager avec [le vice-recteur] quand je le rencontrerai”
“L'idée c’est d'améliorer le calendrier (…) de manière que les élèves soient dans de bonnes conditions en classe”
“Concernant le calendrier scolaire, il y a eu des études de faites, des propositions et ce sont ces propositions-là que je dois voir pour pouvoir avancer rapidement et rendre les arbitrages nécessaires pour que les repères soient éclairants et communiqués à tout le monde. La question des calendriers, c'est ce qui donne les repères, le cap, et qui permet de planifier. C'est un document urgent, utile à tout le monde : à la société mais aussi à tous les acteurs de l'éducation culturelle (…).
Il faut prendre maintenant les décisions (…). La bonne intention était celle-ci : nous avons des périodes chaudes en Polynésie française où il est difficile de mener des apprentissages. L'idée c’est d'améliorer le calendrier (…) de manière que les élèves soient dans de bonnes conditions en classe (…).
Mais on ne peut pas tout changer comme ça, du jour au lendemain (…). Nous devons poser les choses et prendre le temps d'accompagner cette transformation.
L'idée ce n'est pas de changer comme ça. Il faut qu'on trouve notre organisation, ça va prendre du temps (…) mais il faut avancer.”
Il faut prendre maintenant les décisions (…). La bonne intention était celle-ci : nous avons des périodes chaudes en Polynésie française où il est difficile de mener des apprentissages. L'idée c’est d'améliorer le calendrier (…) de manière que les élèves soient dans de bonnes conditions en classe (…).
Mais on ne peut pas tout changer comme ça, du jour au lendemain (…). Nous devons poser les choses et prendre le temps d'accompagner cette transformation.
L'idée ce n'est pas de changer comme ça. Il faut qu'on trouve notre organisation, ça va prendre du temps (…) mais il faut avancer.”
Au sujet de la licence Métiers d’art et du désign, mention matériaux (DN MADe)
“C'est un chantier prioritaire parce que le Centre des métiers d'art est le lieu où on a pu développer des parcours professionnels qui correspondent à nos élèves (…). C'est une priorité. Et on va faire en sorte que les choses avancent pour qu'ils soient dans de très bonnes conditions et qu'on poursuive ce projet parce que c'est eux qui font rayonner tous les savoirs traditionnels ou savoirs autochtones. Il faut valoriser ces parcours, c'est un des gros chantiers. Mais en tout cas il n'est pas question de séparer la culture de l'éducation et de l'enseignement supérieur ni de mettre un domaine en dessous d'un autre. Il faut que ce soit transversal et que chacun puisse trouver sa place pour atteindre le cap et faire en sorte que nous ayons des femmes et des hommes éclairés, confiants, debout, et ancrés dans leurs racines."
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