Le Président BROTHERSON accueille la 3ème édition du programme Capstone de l’Université de Columbia

Le Président BROTHERSON accueille la 3ème édition du programme Capstone de l’Université de Columbia

Mardi 17 mars 2026, Moetai BROTHERSON, Président de la Polynésie française, entouré de Warren DEXTER, ministre de l’Économie, du Budget et des Finances, de Taivini TEAI, ministre de l’Agriculture, des Ressources marines et de l’Environnement, ainsi que de Léopold Temoana BIARDEAU, délégué interministériel en charge du climat et du développement durable, a reçu pour la troisième année consécutive l’équipe Capstone de l’Université de Columbia.

Cette délégation est venue poursuivre son étude sur les enjeux liés à l’exploitation minière des fonds marins dans le Pacifique, en appui aux réflexions menées par la Polynésie française sur les alternatives durables à cette activité.

Composée de dix étudiants de la prestigieuse « School of International and Public Affairs » (SIPA), accompagnés de leur professeur Eric CHANG, la délégation conduit une analyse multidimensionnelle et approfondie des aspects économiques, environnementaux, sociaux et géopolitiques associés à ce secteur. Les échanges ont permis de dresser un panorama des défis structurels inhérents à la géographie de la Polynésie française. Bien plus qu’un territoire isolé, le Pays s’affirme aujourd’hui comme un Grand État Océanique, devant composer avec la dispersion de sa population sur une vaste immensité maritime et la rareté de ses terres émergées.

Dans ce contexte, le gouvernement a présenté sa stratégie de développement post-extractive. Celle-ci repose sur la transition vers une économie de la régénération, privilégiant la valorisation de niches à forte valeur ajoutée, le renforcement de l’autonomie économique et la mise en place de politiques publiques résolument adaptées aux réalités insulaires.

Une attention particulière a été accordée aux impératifs de souveraineté énergétique et de sécurité alimentaires. Si la Polynésie française demeure autosuffisante en produits de la mer, la réduction de sa dépendance aux importations pour les autres denrées constitue une priorité stratégique. Les discussions ont naturellement englobé les perspectives de développement durable du secteur de la pêche, tout en soulignant les défis capacitaires liés à la formation, aux infrastructures et aux équipements.

Le Président a réaffirmé la position ferme du gouvernement en opposition à l’exploitation minière des fonds marins. En opposition aux anciens modèles extractifs, le gouvernement met en avant des alternatives fondées sur la sanctuarisation de notre océan, Te Moana Nui a Hiva, le développement d’aires marines protégées et la valorisation du carbone bleu, permettant de contribuer à la régulation du climat mondial.

La Polynésie française entend ainsi démontrer la haute valeur économique de la préservation des écosystèmes marins, une vision de “diplomatie du vivant” susceptible d’inspirer l’ensemble de la région Océanienne.

Les échanges ont, par ailleurs, exploré les modèles innovants de financement et les partenariats public-privé nécessaires pour soutenir cette transition, ainsi que les politiques de rééquilibrage territorial et de développement des compétences indispensables pour répondre aux urgences sociales et économiques.

Enfin, la question cruciale de l’adaptation au changement climatique, intégrant les perspectives de mobilité climatique et le positionnement diplomatique international de la Polynésie française, a clôturé les discussions.

Dans cette dynamique de coopération intellectuelle, l’équipe Capstone a été invitée à formuler des recommandations stratégiques et concrètes, fondées sur des comparaisons internationales. Ces propositions auront vocation à accompagner le Fenua dans la modélisation de solutions durables, sur mesure et respectueuses de ses spécificités.